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Dialogue politique en Guinée : s’achemine-t-on vers une sortie de crise ?





CONAKRY- Comme annoncé dans une des nos dépêches, le facilitateur international sur la crise guinéenne, Said Djinnit a eu une première séance de travail avec les acteurs politiques du pays, a constaté Africaguinee.com sur place.

Etaient au rendez vous de cet après midi, du côté de l’opposition Républicaine : Cellou Dalein Diallo, Lansana Kouyaté, Sidya Touré et Aboubacar puis Jean Marie Doré. Du côté de la mouvance présidentielle, il y avait Dr Saliou Bella Diallo, Nantenin Chérif, Soriba Sorel Camara entre autres. Les centristes étaient représentés par Moussa Solano du PUP, le bloc de l’opposition constructive était également de la partie.

De la part du gouvernement, il y avait le premier ministre Said Fofana, le ministre de la justice, Me Christian Sow, le porte-parole du gouvernement, Damantang Albert Camara, le ministre des Droits de l’homme et des libertés publiques, Kalifa Gassama Diaby et Alassane Condé, ministre de la décentralisation et de l’administration du territoire.

C’est après un entretien d’une heure d’horloge à huit clos entre l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU en Afrique de l’Ouest, le premier ministre et certains membres du gouvernement et la délégation de l’opposition, que les autres parties ont été introduites dans la salle. Pour ce qui a été discuté, le facilitateur a déclaré à la presse ceci :

« c’est en tirant les leçons de ce qui s’est passé dans le pays durant les semaines dernières, en particulier les violences qui ont montré un certain nombre de situation que personne ne souhaite voir perdurer dans ce pays ; je me suis permis après, avoir consulté les parties prenantes directement, mais aussi d’autres membres de la communauté internationale qui sont très préoccupés et partagent le même souci pour aller le plus rapidement possible aux élections techniquement viables et irréprochables et dans des conditions de transparences qui permettent d’espérer des élections pacifiques dont le pays a besoin ; j’ai lancé cet appel pour une reprise de dialogue sans conditions, ni préalables.




J’ai invité les parties à venir avec cet esprit d’ouverture pour discuter de toutes les questions sur lesquelles il y a des divergences et en particulier sur le processus électoral. Nous venons d’avoir une première séance entre les leaders de l’opposition, les responsables de la mouvance présidentielle. Il a été convenu d’abord de se mettre d’accord sur le format et l’agenda des questions que nous allons discuter dans le dialogue qui aura lieu formellement dès demain. Nous nous sommes donnés la soirée pour des consultations entre les différentes parties avec la participation des collègues facilitateurs nationaux et moi-même pour finaliser cette question et démarrer formellement et officiellement le dialogue proprement dit.

Dans les échanges, le mot qui est souvent revenu, est ‘’l’apaisement’’ et l’appel solennel qui a été lancé par tous. Les parties prenantes ont lancé un appel à l’apaisement qui a été aussi soutenu par la communauté internationale. Je saisi l’occasion pour demander à tous les acteurs concernés pour que tout soit fait afin de créer les conditions d’apaisement nécessaire pour que le dialogue aille à son terme et ait lieu dans les conditions de sérénité nécessaire pour que les deux parties s’accordent assez rapidement sur les questions de l’heure et pour aller vers des élections législatives apaisées ».

Aliou BM Diallo
Pour Africaguinee.com

  Rubrique: Politique  date: 04-Jun-2013 à 00:11:52  Partager:   :

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