Detail de la News

Grogne dans les casernes:Les mutins dans l'attente


[IMG1]Au camp Alpha Yaya de Conakry, haut lieu de la contestation militaire, les mutins attendent, aprĂšs leur rencontre dimanche avec le prĂ©sident Lansana ContĂ©, la satisfaction de leurs revendications. L'adjudant-chef Pivi, Ă  la tĂȘte d'une dĂ©lĂ©gation, a rencontrĂ© dimanche le prĂ©sident Lansana ContĂ© qui a promis d'examiner toutes leurs revendications. Les mutins affirment avoir dĂ©jĂ  obtenu l'assurance du paiement graduel de 5 millions de francs guinĂ©ens (environ 700 euros) pour chaque soldat. Pour le reste de leurs dolĂ©ances, notamment le dĂ©part de certains de leurs gĂ©nĂ©raux, les mutins devront attendre la rĂ©ponse du chef de l'Etat.

Les portes du camp Alpha Yaya sont grandes ouvertes, on y entre sans difficulté. Il y a quelques jours, les mutins y étaient encore retranchés.

L'adjudant-chef Pivi, proclamé porte-parole de la mutinerie, entouré de ses hommes, termine une grosse gamelle de nourriture assis sur un banc, dehors. Stature impressionnante, petit bouc en broussaille, Coplan, comme on le surnomme, a les yeux rouges de fatigue. Il explique en montrant ses bottes de cuir lassées et son béret rouge qu'il n'a pas eu le temps de les enlever depuis dix jours.

Difficile de savoir dans quelles conditions l'adjudant-chef entrĂ© dans l'armĂ©e en 1985 a pris la tĂȘte des mutins. « J'ai Ă©tĂ© choisi par la troupe », dit-il, sans plus de prĂ©cisions.

Officiellement, ce qui a mis le feu aux poudres, c'est l'arrĂȘt du paiement d'arriĂ©rĂ©s de primes Ă©valuĂ©s Ă  5 ou 6 millions de francs guinĂ©ens, environ 700 euros.

Climat d'anarchie

Les mutins réclament également le départ de certains de leurs généraux. Ils ont rencontré dimanche le président Conté qui a promis de payer et d'examiner le reste de leurs revendications si tout rentrait dans l'ordre.

L'adjudant-chef Pivi, proclamé porte-parole de la mutinerie, entouré de ses hommes, termine une grosse gamelle de nourriture assis sur un banc, dehors. Stature impressionnante, petit bouc en broussaille, Coplan, comme on le surnomme, a les yeux rouges de fatigue. Il explique en montrant ses bottes de cuir lassées et son béret rouge qu'il n'a pas eu le temps de les enlever depuis dix jours.

Difficile de savoir dans quelles conditions l'adjudant-chef entrĂ© dans l'armĂ©e en 1985 a pris la tĂȘte des mutins. « J'ai Ă©tĂ© choisi par la troupe », dit-il, sans plus de prĂ©cisions.

Officiellement, ce qui a mis le feu aux poudres, c'est l'arrĂȘt du paiement d'arriĂ©rĂ©s de primes Ă©valuĂ©s Ă  5 ou 6 millions de francs guinĂ©ens, environ 700 euros.

Mais pour l'instant le camp Alpha Yaya est toujours contrĂŽlĂ© par les mutins mĂȘme si l'adjudant-chef Pivi dĂ©ment en ĂȘtre le patron. « Non, moi je ne suis pas le patron du camp Alpha, je suis pour le moment le porte-parole de toute l'armĂ©e guinĂ©enne. », dit-il. Mais oĂč sont les officiers dans le camp ? « Mais ici, vous avez vu, personne n'a son grade parce qu'au camp il y a eu des revendications, tout le monde est devenu soldat. », rĂ©torque l’adjudant-chef Pivi.

Ce climat d'anarchie qui rÚgne au sein de l'armée est-il orchestré comme le pensent certains observateurs ici ? Mais alors qui tire les ficelles, et pour quels objectifs ? Le mystÚre reste entier pour le moment. Seule certitude aux yeux des mutins, le général Lansana Conté, baptisé ces jours-ci, le « papa président », garde tout son prestige.

Source:RFI
Africaguinee.com

  Rubrique: Politique  date: 05-Jun-2008 à 15:33:08  Partager:   :

The Nun'S copyright -- design by Nun'S