Detail de la News

Examens nationaux: Ce qu'en pense le ministre Ibrahima Kourouma





CONAKRY-Dans un entretien exclusif accordé à notre rédaction, le ministre de l’enseignement pré-universitaire et de l’éducation civique, Dr Ibrahima Kourouma, s’est prononcé sur le déroulement des examens, les failles constatées et les mesures prises pour les examens du brevet et du baccalauréat à travers le pays. Lisez !

Africaguinee.com : Bonjour Monsieur le ministre, Dr Ibrahima Kourouma !

Dr Ibrahima Kourouma :
Bonjour Aliou !

Africaguinee.com : Monsieur le ministre, les examens nationaux d’entrée en 7ème année 2012-2013 ont pris fin mercredi dernier. Quel bilan peut-on tirer des trois jours d’évaluation ?

D’abord, je suis très heureux de constater que depuis que nous avons pris en charge le système éducatif, nous constatons d’année en année, en ce qui concerne les examens une amélioration. Aujourd’hui, cette amélioration est tout à fait visible. Visible en ce qui concerne le mécanisme d’organisation lui-même. Comme vous avez constatés vous les journalistes, les centres d’examen sont des centres complètement vides. Vide, parce qu’il n’y a aucun envahissement. Il n’y a dans le centre que ceux qui ont le droit d’y être. Je veux parler des élèves, des surveillants, des agents de santé et des agents de sécurité. Ça c’est extrêmement important. Par le passé, vous aviez des centres d’examens qui étaient envahis. Il y avait même ces que les gens appelaient des secrétariats qui étaient mis à côté par les parents d’élèves ou par les responsables d’écoles publiques et privées pour composer à la place des enfants et introduire les sujets. Ce qui est fondamentale aujourd’hui, c’est de reconnaître que les méthodes de triche ont complètement disparu au niveau du système éducatif.
En ce qui concerne ces examens, c’est une fierté. Je suis heureux que sur l’ensemble du territoire national, on ne signale qu’un seul cas de substitution (de triche). En fait, c’est un élève de la 9ème année qui est venu composer à la place d’une fille de la 6ème. C’était dans la commune de Matoto et c’est le seul cas enregistré. En ce qui concerne la méthode d’organisation, le dispositif mis sur pied a marché parfaitement. Ce qui est important, c’est l’attitude des enfants eux-mêmes. Ils ont aujourd’hui compris que la réussite ne dépend de rien sauf que de l’effort. Personne n’interviendra pour que vous soyez admis, et ni le maître, ni les surveillants et les parents aussi commencent à faire confiance à l’école. Ils savent que c’est celui qui mérite qui vient. Donc les parents nous ont montré leur maturité, leur accord avec le système éducatif qui fait qu’aucun parent n’est mêlé à une quelconque situation de triche pour que l’enfant puisse être admis à la classe supérieure.

Autre chose, c’est qu’avec l’ensemble des enfants, nous sommes heureux de constater aujourd’hui que ce que nous avons donnés comme épreuve, sont des sujets qui viennent des programmes enseignés. Je voudrais vous dire une fois de plus que je suis très heureux la façon dont les examens d’entrée en 7ème se sont déroulés.

Africaguinee.com : justement, en ce qui concerne le fraudeur démasqué, qu’est-ce qu’il risque comme peine, monsieur le ministre ?

De toutes les façons, il y’a ce qu’on appelle le conseil de discipline. C’est forcé que la personne va être entendue par le conseil et c’est à l’issue de son passage au conseil de discipline qu’une décision va être prise.

L’une des choses que nous faisons, c’est que quand vous êtes pris en situation de triche, forcément vous passez devant le conseil de discipline. Et si pendant cette période de triche là y a une complicité des surveillants et autres, les surveillants aussi passent en conseil de discipline. Et c’est le conseil de discipline qui prend les décisions qui s’imposent. Pendant cette période d’examen, c’est la seule anomalie que nous avons pu constater.

Africaguinee.com : Dr Kourouma, quel est le nombre des candidats présentés cette année pour l’entrée au secondaire ?

Cette année nous avons 492 192 candidats pour l’entrée en 7ème dont 90 257 filles.

Africaguinee.com : Des surveillants déplorent le retard du payement des primes, monsieur le ministre. Quelles explications pouvez-donner ?

Oui ! Je voudrais dire que nous faisons en sorte que pour perfectionner le système, il faut éviter que des gens qui n’ont pas travaillé puissent bénéficier de prime. Il faut éviter une complicité quelconque. L’année passée, il y a eu un léger retard des examens. Cette période a coïncidé à une réunion des responsables du trésor public sur l’affaire des 13 milliard de francs guinéens. Il était question d’attendre que les responsables des finances viennent pour sortir l’argent. Cela avait fait l’objet d’un communiqué. Dans la perfection des choses, nous-nous sommes dit qu’il faut travailler même à l’intérieur du pays de manière à ce que tous ceux qui ont surveillé puissent bénéficier de leur prime. C’est la raison pour la quelle, nous avons choisi une date fixe à ce niveau. Puisse que c’est des services déconcentrés. Ce, afin que l’argent arrive au bond moment sur l’ensemble du territoire national pour que les gens soient payés le même jour. Il n’y a aucun problème de prime. Tout le monde sera payé à la date indiquée. D’ailleurs un communiqué a passé hier, informant que les enseignants surveillants seront payés le 5 juin, pour l’examen d’entrée en 7ème et le brevet ; et le 8 juin pour ce qui concerne le baccalauréat sur l’ensemble du territoire.

Africaguinee.com : Alors, Monsieur Kourouma, quelles sont les mesures prises par votre département pour la bonne réussite des étapes suivantes, notamment le brevet et le baccalauréat ?

Nous allons toujours utiliser les mêmes dispositifs. A savoir que c’est travailler collégiale avec nos partenaires, notamment les syndicats et les parents d’élèves qui sont impliqués dans l’organisation pratique des examens avec nous. Nous allons faire en sorte que ceux qui viennent composer soient seulement ceux qui ont droit d’y être. Nous allons faire en sorte que ceux qui surveillent soient seulement ceux qui ont le droit de surveiller. Nous allons conserver ce dispositif parce qu’il marche déjà très bien. Il y a deux ans, nous avons fonctionnés avec ceux-ci. Aujourd’hui, l’ensemble des élèves et encadreurs sont conscients que notre système est entrain de se parfaire en plus des parents naturellement. Nous allons maintenir ce dispositif pour faire en sorte qu’il n’y ait pas de triche, de faire en sorte que chacun récolte que ce qu’il a semé.

Africaguinee.com : Monsieur le ministre, la situation politique actuelle du pays reste secouée par des manifestations de l’opposition. Est-ce que cela n’affecte pas le bon déroulement normal des examens dans certains centres du pays ?

Je l’ai dis partout, je le répète. J’ai fois en la maturité du guinéen. Nous sommes des patriotes, l’école est impersonnelle, l’école est apolitique, elle est sans couleur, sans région. Aujourd’hui, chacun de nous a investi sur ses enfants. Ce n’est pas seulement le gouvernement qui a investis. Les parents d’élèves ont aussi investis et tout le monde d’ailleurs, pour que notre école fonctionne. Ce n’est pas au moment où nous sommes en phase d’évaluation que les problèmes vont se passer. Moi je fais confiance à la population guinéenne. Je suis convaincu que nos examens seront épargnés de ce qu’on pourrait considérer comme période de troubles. J’estime que nous allons faire les examens de cette année comme par le passé qui ne vont pas être empêchés et qu’il n’y aurait aucun problème.

Africaguinee.com : votre mot de la fin ?

Je voudrais lancer un appel à tout le monde, et je souhaite que chacun de nous s’investisse pour que nous organisions des examens propres, dénudés de toute fraude et que les enfants passent ces examens dans la plus grande quiétude.

Ces troubles perturbes les enfants dans leur concentration, j’en appel pour que chacun de nous comprenne que l’évaluation de ces enfants est l’évaluation de nous-mêmes en tant que parents d’élèves mais aussi en tant que responsable et autorité du pays. Et chacun de nous faire en sorte que les examens passent dans la plus grande tranquilité.

Ce que je voudrais aussi préciser, c’est que nous allons engager la deuxième phase : c’est la phase du brevet d’étude du premier (BEPC) qui va commencer du 27 au 1èr juin et le baccalauréat qui commencera le 03 et prendra fin le 07 juin.

Nous sommes tous engagés aujourd’hui pour que les examens se fassent dans les meilleures conditions. Et, le gouvernement et Président de la République ont mis à notre disposition tout ce qu’il faut pour que nous organisions les examens dans la plus grande régularité.

Interview réalisée par Aliou BM Diallo
Pour Africaguinee.com


  Rubrique: Interview  date: 28-May-2013 ŕ 11:02:20  Partager:   :

The Nun'S copyright -- design by Nun'S