Detail de la News

Manifestations à Conakry : la mouvance présidentielle regrette ‘’les violences’’





CONAKRY-Le porte-parole du RPG-arc-en-ciel et président du parti HAFIA, Dr Saliou Bella Diallo a condamné les actes de violences qui se poursuivent à Conakry, depuis le 23 mai dernier, a appris Africaguinee.com.

S’exprimant au micro de notre reporter, Dr Bella a déploré ce qui ce passe dans la capitale et en haute banlieue en particulier.
« Nous sommes un parti de non violence. Nous ne voulons pas qu’on s’exprime par la violence. Donc, nous regrettons les violences qui s’effectuent actuellement. Nous avons toujours prôné le dialogue, au moins efficace, pour qu’en consensus, nous puissions rechercher les solutions aux problèmes que nous avons».

Pour sortir de l’impasse, en tant que porte-parole de la mouvance présidentielle, Dr Saliou Bella a invité ‘’tous les acteurs politiques de se retrouver autour de la table de négociations’’ pour dit-il, ‘’discuter sans passion de tout ce qui nous préoccupe et nous partageons ensemble. Ce, dans la fraternité dans la plus absolue afin de trouver les solutions qui vont nous conduire à l’affermissement de l’unité et de la paix dans le pays’’.

Il a par ailleurs souligné qu’il est de ‘’notre devoir de maintenir la paix et la quiétude dans la cité’’. « Il ne faut pas que l’histoire retienne de nous d’avoir mis le feu dans ce pays. Il nous appartient à tous. Il ne faut pas que pour des ambitions personnelles, à notre époque, que nous soyons des catalyseurs du feu dans notre pays. Il faut que nous comprenions qu’on ne gagne rien avec la violence. Et en allumant un feu, on ne sait pas où il va s’arrêter. Notre devoir est de ne jamais accroître la violence, le courroux et la haine entre les guinéens », a conclu Dr Diallo.

Au moins cinq personnes ont été tuées jeudi à Conakry lors de violences suite à une marche organisée par l’opposition. Suite à ces violences, l’Union Européenne a lancé un appel « à la retenue » pour donner une chance au dialogue politique en Guinée.

Les élections législatives sont annoncées pour le 30 juin prochain, mais aucun consensus n’a été trouvé sur le choix de l’opérateur chargé de réviser le fichier électoral et le vote des guinéens de l’étranger. L’opposition a promis d’empêcher la tenue de ce scrutin et dénonce une « mascarade électorale ». Quand au président Alpha Condé il a réaffirmé son intention d’organiser ce scrutin le 30 juin « avec ou sans la participation » de l’opposition.

Nous y reviendrons.

Aliou BM Diallo
Pour Africaguinée.com




  Rubrique: Politique  date: 25-May-2013 à 16:06:24  Partager:   :

The Nun'S copyright -- design by Nun'S