
CONAKRY- Alors que la communauté internationale à travers l’Union Africaine s’apprête à rendre un vibrant hommage à la Guinée à travers certains de ses fils dont l’ancien président, feu Ahmed Sékou Touré et Diallo Telli, les politiciens de ce pays de l’Afrique de l’ouest contribuent activement à lui donner une mauvaise image.
En effet, selon plusieurs sources proches de l’Union Africaine, la Guinée devrait être à l’honneur à l’occasion des festivités marquant le 50e anniversaire de la création de cette institution. Il est prévu par exemple, l’exposition des photos de tous ceux qui ont activement participé à la mise en place de l’institution. Devant plus d’un millier de personnes venues des quatre coins du monde, le pays d’Ahmed Sékou Touré sera gratifié pour son rôle déterminant joué dans la lutte de libération de plusieurs Etats africains.
Pas plus tard que cette semaine, le conseil d’administration du Fonds Monétaire International (FMI) appréciait les performances réalisées par la Guinée en qualifiant de “satisfaisants“ ses résultats. En guise de ces réalisations, l’institution financière internationale a débloqué un montant de 27,4 millions de dollars dans le cadre de son programme de Facilité Elargie de Crédit (FEC).
Mais paradoxalement, depuis plusieurs mois, les manifestations sont devenues récurrentes à Conakry. Pratiquement chaque semaine, on enregistre au moins une manifestation, à travers soit une marche, soit une “journée ville morte“. Le pire dans tout ça c’est qu’à l’occasion de chaque manifestation, des violences sont enregistrées et chacune des parties se rejeté la responsabilité. Plus de vingt morts ont été enregistrés depuis le début de ces manifestations pour demander une meilleure gestion du processus électoral.
Faut-il continuer à bloquer tout le pays à cause de 114 députés ? La classe politique a-t-elle le droit de prendre en otage tout le pays ? De l’avis de plusieurs citoyens, cette situation de crise n’a que trop duré. “J’en ai marre de cette situation de crise. Les politiciens là nous emmerdent avec ces violences chaque semaine. Il y a eu assez de morts et de blessés. Le pays est bloqué, nous les jeunes on n’arrive même pas à trouver de l’emploi à cause de cette crise, parce que s’il y a des violences, il n’y aura pas d’investisseurs“ a regretté ce jeune étudiant de l’Université de Sonfonia-Conakry.
Nombreux sont les guinéens qui estiment aujourd’hui qu’il est grand temps que la classe politique se retrouve pour discuter des problèmes qui sont les leurs. Le dialogue politique tant prôné par tous les acteurs peinent encore à commencer.
Ahmed Tounkara
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 23-May-2013 ŕ 21:07:45  Partager:   :  |