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Affaire 19 juillet : la cour se transporte au domicile du président à Kipé…





CONAKRY -La Cour a effectué un transport judiciaire ce mardi au domicile du président Guinéen, Alpha Condé qui avait été la cible d’une attaque nocturne le 19 juillet 2011 à Kipé, a-t-on constaté sur place.

Ce transport judiciaire avait pour objectif de permettre à la cour, de faire des constats par rapport aux faits de l’attaque, mais aussi de la situer sur les lieux de positionnement des assaillants. Arrivée sur les lieux, le premier constat a été celui de voir d’abord une villa somptueusement refaite. Il n’y avait pas de trace pouvant montrer que ce lieu a été une cible d’attaque au mortier. Par contre, l’on apercevait des ouvriers en train de refaire le balcon de la terrasse du premier étage.
Parmi les accusés, il n’y avait que le commandant AOB et Jean Guilavogui, tous présents sur les lieux le jour de l’attaque. En effet, une fois sur les lieux, commandant Alpha Oumar Diallo (AOB) considéré comme le cerveau de l’attaque dans cette affaire, a expliqué de nouveau les circonstances dans lesquelles il est arrivé sur les lieux ce jour là. Selon AOB, lorsqu’ils étaient sur les rails, ceux qui l’ont pris en otage, lui ont montré le domicile du président en lui disant que ‘’c’est là-bas où nous allons’’. Entre temps, explique AOB, quelqu’un a tiré sur le capitaine Amadou Diallo, (jeune frère de madame Fatou Badiar, ndlr), il est tombé juste à côté. Quand il a vu ça poursuit AOB, il a dit à ses preneurs d’otage de laisser partir seul.

‘’je suis parti dans mon véhicule, en ce moment il y avait un tas de sable à côté de la sentinelle, j’ai dépassé la barrière de 50 mètres, j’ai garé. J’ai appelé le chef de poste, je lui ai dit que les voitures qui sont sur les rails sont venues pour vous attaquer. Dès qu’il a fait dos, je me suis embarqué, je suis parti’’, a expliqué le commandant AOB.

Par contre, quand on a appelé le chef de poste, adjudant-chef Fodé Abas Soumah, dans ses explications a démenti la version du commandant AOB, en précisant qu’il ne l’a pas vu franchir la barrière. Cependant, il a confirmé qu’effectivement AOB l’a appelé pour lui dire que des gens postés sur les rails voulaient les attaquer. Quand AOB lui a dit ça, il est reparti pour chercher son fusil, il a tiré deux tirs de sommations. Mais par la suite, il ne sait pas ce qu’est devenu AOB. ‘’ je ne peux pas affirmer s’il est parti ou pas’’, déclare le chef de garde.

Le témoin a montré des impacts sur les fenêtres et sur la cour d’une école qui est sur le même alignement que le domicile du président. Ces impacts sont selon lui, des impacts de balles.

Capitaine Moussa Donzo, comme lors de son audition à la cour, il a affirmé avoir échangé des tirs avec un inconnu qui était posté juste à la rentrée de la sentinelle devant un Pickup. ‘’Quant la personne a su que je progressais vers lui, elle a contourné la voiture’’, mais entre temps, poursuit lieutenant Donzo, il a vidé son chargeur. C’est ainsi qu’il est reparti pour chercher des munitions, mais à son retour, la personne n’était plus sur place, a-t-il réaffirmé.

Toujours lors de ce transport judiciaire, les témoins ont montré un immeuble à quatre étages qui se trouve juste à la rentrée de sentinelle menant au domicile du président. Selon eux, l’une des roquettes est venue de ce bâtiment situé à peu près à 100 mètres du domicile du président. D’autres assaillants étaient postés sur un autre immeuble situé à une cinquantaine de mètres en face de la villa présidentielle. Ces snipers pilonnaient eux aussi la maison du président, ont-ils expliqué.

Il est à signaler que jean Guilavogui n’a pas été auditionné sur les lieux, faute d’interprète. Affaire à suivre…

Les audiences se poursuivront demain mercredi à la cour d’appel de Conakry, partir de 9 heures.

Diallo Boubacar 1
Pour Africaguinee.com.

  Rubrique: Dossier du Jour  date: 21-May-2013 à 22:53:37  Partager:   :

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