Detail de la News

Affaire 19 juillet : Des vidéos de l’attaque diffusées à la barre…





CONAKRY- Le marathon judiciaire des présumés auteurs de l’attaque du domicile privé du Chef de l’Etat s’est poursuivi de mercredi à travers la projections de vidéos apportées par le ministère public, la défense et la partie civile, a constaté Africaguinee.com.

Sur ces trois vidéos présentées par les trois parties, on y voit pratiquement les mêmes images. En effet, sur la première qui est celle fournie par la défense, on voit dans le film de la vidéo le véhicule du commandant AOB garé à côté de la maison central sis à Corontie. On y observe des grenades, des balles, des lances roquettes, des amulettes, des grigris, une bouteille replie d’eau faite de décoction, des jumelles semblables à des lunettes infrarouges, une tenue ensanglantée, des traces de sang, des sacs remplis à moitié dont le contenu n’est pas visible, des fusils mitrailleurs (FM), des brodequins, des chargeurs de téléphones.

Beaucoup d’officiers supérieurs de l’armée étaient également présents dans cette vidéo. Il y avait entre autres, le colonel Moussa Tiegboro Camara , Général Ibrahima Baldé, colonel Claude Pivi.

Toujours sur cette même vidéo, on aperçoit des paquets de cigarette, un fusil, un chargeur posé sur le siège du chauffeur de la voiture de AOB. Ensuite, on aperçoit AOB entouré de plusieurs médecins, couché dans un lit d’hôpital ses jambes trempées de sang. Ensuite, on voit un cadavre dont la tête est fracassée, couchée sur un autre lit.

Sur la seconde vidéo, au domicile du président à Kipé, on constate des traces de balles sur le mur, des étuis de balles au sol. On y voit également des traces de sang. On y des fracas de vitres des véhicules garés à l’intérieur de la cour cassés. Le plafond de la terrasse à l’étage détruit. A l’extérieur de la cours, des traces de sang. Au portail d’entrée, des trous béants aux côtés droit de la charpente de la porte d’entrée.
Sur un autre volet de la vidéo, on remarque Jean Guilavogui (coaccusé d’AOB, Ndlr) bandés d’amulettes et de grigris, la main coupée au niveau du poignet, couché dans un fossé visiblement très affaibli. A ses côtés, on aperçoit des armes.

Ensuite la défense a diffusé des images en diapo accompagné d’explication. Dans son exposé, Me Amadou Oury indique que les impacts de balles se trouvant sur les murs de la véranda, ne peuvent être tirés que par quelqu’un qui est à l’intérieur de la maison.

S’exprimant sur le projectile, il soutient que si l’obus est venu de l’extérieur de la maison, en principe toute cette partie devait s’écrouler. La défense a estimé que si l’obus était venu de l’extérieur, les tôles ne devaient pas remonter en haut, mais plus tôt vers le bas.

Commentant toujours les vidéos, l’avocat fait remarquer qu’un officier a dit ‘’Envoyez toutes les armes nous allons les positionner ici (allusion faite au véhicule d’AOB, Ndlr)’’, selon maitre Diallo, ‘’il n’y avait aucune arme dans le véhicule de AOB, s’il y avait des armes, l’officier allait dire sortez toutes les armes, mais amener les armes. La défense estime jusqu’à preuve de contraire qu’il y a jamais eu d’armes dans le véhicule d’AOB.

Le procureur général en réponse à cette explication, lance ironiquement qu’il a assisté à une mise en scène ridicule. ‘’ je viens de me retrouver dans le fictif, dans l’imaginaire’’, a déclaré William Fernandez.

Diallo Boubacar 1
Pour Africaguinee.com

  Rubrique: Dossier du Jour  date: 09-May-2013 à 14:48:37  Partager:   :

The Nun'S copyright -- design by Nun'S