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FRIGUIA : La cour d’appel examine et donne raison à RUSAL





CONAKRY- Le 30 avril 2013 la Cour d’appel de Conakry a définitivement tranché sur la grève illégale à l’usine Friguia appartenant à la compagnie Rusal. La cour a jugé légale et justifiable la démarche de l’administration de Rusal dès l’annonce de la grève illégale. La cour a trouvé nécessaire de traiter comme licite le lock-out créé à l'entreprise à la suite des actions illégales du collège syndical. Aussi, la Cour a rendu responsable les instigateurs du trouble qui ont par la force entrainé l’arrêt du travail. Au regard de tout cela, la Cour a reconnu toutes les réclamations du syndicat envers l’employeur pour le paiement des salaires du 4 Avril 2012 jusqu'à présent non fondées.

Dans ce dossier de Friguia, la justice Guinéenne sans complaisance à dit le droit. C’est une première que les juridictions guinéennes reconnaissent une grève illégale et le lock-out licite et justifiable. Comment en est-on arrivé là.

Pour juste un rappel et dans le but d’éviter à l’usine la situation qu’elle vit actuellement, les autorités de Rusal se sont donné le temps avec des preuves d’expliquer au syndicat et aux autorités à tous les niveaux la crise qui touche le secteur de l’industrie métallurgique sur le marché international. En plus de ces explications, le Tribunal de Travail de Mafanco après avoir examiné les dossiers et le rôle social de l’usine au sein des populations de Fria, avait dans son ordonnance du 28 mars 2012, demandé au collège syndical de sursoir à tout mouvement de grève.

Malgré tous ces efforts, le collège syndical de Friguia a unilatéralement déclenché la grève le 4 avril 2012 suivi de la prise illégale de l’usine et sa gestion par des non professionnels. La prise illégale de l’usine à faillit plonger la ville de Fria et ses 120 mille habitants dans une catastrophe n’eut-été l’effort de Rusal qui continuait à débloquer des sommes considérables pour assurer la fourniture en eau et électricité de la ville. A cette époque, les expatriés pour une raison de sécurité ont été obligés d’abandonner l’usine et de quitter même la ville de Fria.

En examinant la situation de Friguia conformément à la loi, la justice Guinéenne à fait preuve d’impartialité pour situer les responsabilités. L’on se rappel que le collège syndical a fait fi de l’ordonnance du Tribunal de Travail de Mafanco, en procèdent à la prise et à la gestion illégale d’une propriété privée et en créant un climat d’insécurité pour les expatriés et en procédant à l’arrêt de la production de l’usine. Ainsi, la responsabilité de la situation actuelle de Friguia et des travailleurs incombe aux instigateurs de la grève illégale.

Le lock-out de Friguia est une situation exceptionnelle provoquée par un groupe de travailleurs, nulle part les autorités de l’usine en sont responsables. Les faits sont établis par la justice guinéenne, c’est pourquoi d’ailleurs la Cour d’appel a qualifié licite le lock out de Friguia.

Les travailleurs de Friguia qui ont été de force embarqué dans cette mésaventure de leur collège syndical ont fini par comprendre la réalité de l’illégalité de la grève. A travers des pétitions ils se sont désolidarisés de leur syndicat pour reconnaitre le tord fait à Rusal. Comme le disait l’autre mieux vaut tard que jamais.

Cette impartialité de la justice guinéenne est un signal fort pour les investisseurs qui mettent leur argent en guinée et pour ceux qui veulent investir. Désormais les grandes multinationales comprendront que la Guinée est un pays de droit ou la propriété privée est respectée et défendue. C’est un signal aussi fort pour les travailleurs qui comprendront que face à un comportement illégal envers une propriété privée la justice fera prévaloir la loi pour que le droit soit dit et appliqué dans toute sa rigueur.

Le non respect de la loi dans un pays est source d’insécurité et de désordre toute chose qui entraine la fuite des investisseurs et l’instauration d’une paupérisation durable.

AFRICAGUINEE.COM


  Rubrique: SociĂ©tĂ©  date: 06-May-2013 ŕ 16:45:57  Partager:   :

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