
Conakry-Cité dans certains médias guinéens comme étant l’un des anciens dignitaires du régime Conté qui seraient impliqués dans l’acquisition par la société BSGR( Beny Steinmetz Group Resources) des droits d'exploitation relatifs aux blocs 1 et 2 du gisement de fer de Simandou, Kassory Fofana donne sa part de vérité sur cette affaire de pot de vin , pour dit-il faire taire les rumeurs a constaté AFRICAGUINEE.COM.
Dans ses explications, l’ancien ministre de l’économie et des Finances, a déclaré que c’est un juriste du RPG qui se serait livré à « une gymnastique intellectuelle » pour le citer dans cette affaire. A en croire les arguments de M. Fofana, ce Juriste s’est focalisé sur trois éléments dont ses origines, et le mythe de l'argentier tout puissant de Conté pour porter des allégations sur sa personne : « Je suis très choqué par ces informations, en d’autres temps, je n’aurais pas répondu. Mais j’ai choisi de répondre parce que vous savez quand je quittais la Guinée en 2000, malgré les efforts que j’ai fourni pour l’assainissement des finances publiques, j’ai été le seul ministre qui a entrepris un véritable programme d’assainissement en radiant les faux cadres de la fonction publique. Avec tout cela quand je suis sorti on n’a construit toute une légende pour dire que je suis sorti avec des milliards», a-t-il déclaré.
Et de poursuivre en se défendant en ces termes : « Je réponds à cela parce que vous connaissez le système du RPG, il est fondé sur la rumeur et la désinformation. Il est important qu’on ne laisse pas distraire les guinéens dans la situation actuelle. La vérité est toute autre je ne pourrais être mêlé à ce dossier en aucune façon, parce que je n’étais pas aux affaires depuis 2000 et je n’étais pas en Guinée depuis 2000. Ma première visite en Guinée c’est après 2007. Il semblerait que ce dossier a été négocié et agréé en 2006. Les transactions dont il est question ont leur genèse en 2006 comment je pourrais être partie prenante de ça ? » s’interroge-t-il.
Parlant de M. Touré Ibrahima Sory (IST) et de sa sœur Mamadie Touré veuve du général Conté co-accusés dans ce dossier, Kassory Fofana a reconnu que ce sont des « moriyanais », Comme lui, et s'empresse de préciser la date de leur connaissance. « J’ai fait leur connaissance seulement en 2008. Alors du fait qu’ils soient des « moriyanais » ne signifie pas que forcement que c’est une preuve que Kassory est dans le dossier. Je n’ai jamais vu le contrat BSGR avec Mamadie (veuve de l'ancien président ContéNDLR) parce que, c’est un contrat qui est essentiellement commercial. C’est ça que je peux dire par rapport à ces allégations. On n’a même dit que je suis poursuivi et arrêté par le FBI. Tout ça c’est du chantage et de la désinformation du RPG » , s'est défendu l’ancien ministre de l’économie.
Poursuivant, il a indiqué qu’en réalité c’est au ministre des mines ou aux cadres de ce département que l’on doit poser la question de savoir qu’est-ce que BSGR a fait différemment des autres sociétés. Pour lui, « tous les agréments ont été donnés en règle par les autorités en 2006 et en 2008 conformément à la législation fiscale, au code de l'investissement et au code minier. Tout a été agréé et signé dans le respect de nos lois ».
Ensuite il a souligné que si l'on analyse les activités intrinsèques des deux concurrents que sont BSGR et Rio Tinto on pourra établir les explications plausibles dans cette affaire « les deux sociétés ont créé des filiales en Guinée, elles se sont enregistrées dans des paradis fiscaux, elles ont vendu des actions à des grands groupes. Elles ont réalisé des plus-values financières sans payer aucune taxe à l’Etat (Guinéen NDLR). Rio a vendu des actions à Sinalco pour deux milliards de dollars sans l’autorisation de l’État, sans la moindre taxe. BSGR aussi a vendu au brésilien sa part d’action pour deux milliards et demi sans payer la moindre taxe à l’Etat ».
Le leader du parti Guinée pour Tous promet par ailleurs de rendre public la lettre qu’il avait adressé au Président de la République(Alpha Condé NDLR) lors que celui-ci avait pris fonction sur ces questions précises. Selon lui ‘’cette lettre s’inscrivait dans le cadre de rappeler au Président que c’est un problème fiscal qui est lié à la porosité de notre système. Et que le code fiscal n’a pas prévu des taxes sur la plus-value financière et qu'il faudrait le prévoir. Dans ce genre de cas, dit-il « nous pouvons chercher et rechercher avec ses entreprises en cause, les moyens pour qu’on ait une partie de ce qu’elles ont acquises comme plus-value dans le cadre de nos lois’’, préconise l'ancien ministre des finances du Général Lansana Conté.
Ahmed Tounkara
Pour AFRICAGUINEE.COM
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  Rubrique: Politique  date: 28-Apr-2013 à 17:14:08  Partager:   :  |