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Affaire du 19 juillet : ‘’C’est Mme Fatou Badiar qui a financé l’attaque’’, révèle un officier supér

CONAKRY- L’audition des témoins dans l’affaire de l’attaque du domicile du président de la République se poursuit à la Cour d’appel de Conakry. Ce mardi, le régisseur du PM3 de Matam a été entendu par la Cour a constaté sur place Africaguinee.com.
Durant son audition, le témoin a indiqué que Mme Fatou Badiar au moment de l’enquête préliminaire était catégorique, elle avait dit ‘’qu’elle n’est pas militaire, elle n’est pas politique. Mais qu’elle savait que Alpha Oumar Boffa Diallo dit AOB (coaccusé de Mme Diallo Ndlr), préparait un coup d’Etat, elle a dit ça à tout le monde, c’est dans cette optique qu’elle a donné de l’argent à Mamadou Alpha (un autre accusé) pour aller à Boffa pour suivre les activités de AOB’’, a expliqué le commandant Gabriel.
AOB quant à lui, selon toujours le témoin, dans son audition, il aurait aussi chargé madame Fatou Badiar en révélant qu’elle est l’instigatrice de l’attaque. Et que c’est elle qui a financé l’attaque, a poursuivit le témoin.
Plus loin, le commandant Gabriel précisera que quand AOB a été auditionné, il était bel et bien conscient contrairement à ce que l’accusé avait soutenu à la barre. D’ailleurs déclare-t-il, il a été entendu avec l’autorisation de l’équipe médicale. C’est au camp Samory que Mme Fatou Badiar a appris que son jeune frère Amadou est mort. Dès qu’elle l’a appris elle a piqué une crise, et elle a dit que c’est AOB qui a tué son jeune frère, explique commandant Tamba Gabriel Diawara.
Le directeur du service des investigations judiciaires dit détenir les preuves de tout ce qu’il avance à la barre, car il a les cassettes de toutes les auditions qu’il a eu à faire avec les accusés.
Répondant à une autre question du président de la Cour sur les scènes de torture que son service aurait administré à certains accusés, le témoin fait savoir à la cour que ces accusations le surprend. Il se dit être conscient que tout le monde doit œuvrer pour l’instauration d’un Etat de droit à travers le renforcement des droits de l’Homme. ‘’ J’aimerais que quelqu’un viennent ici pour apporter la preuve qu’il a été torturé’’, indique-t-il.
Sur les deux millions qu’il aurait retiré des mains d’un des accusés pour monnayer sa libération, il estime que cela est ridicule et qu’il ne souhaite pas se prononcer sur cette question, il laisse les parties prenantes du procès en juger.
Répondant à une question de maitre Mory Doumbouya de la parie civile, à savoir s’il était informé de cette attaque avant sa commission, commandant Diawara soutient qu’avant que ces faits ne soient perpétrés, il n’a appris ni de près ni de loin de cette affaire. Il n’en était nullement au courant.
Est-ce la version d’AOB est assimilable à une prise d’otage ? interroge à nouveau M Doumbouya, en réponse, le témoin a indiqué qu‘il a constaté qu’au cours de son travail, ce n’est pas une prise d’otage, par qu’avant la commission des faits, des gens ont été interpelés, les autres ayant pris cœur, l’ont appelé pour lui dire qu’ils ne réagissent pas, ils seront tous arrêtés, car ceux qui ont été arrêtés pourraient les dénoncer, avance le témoin.
A la question d’un des avocats de la défense de savoir qu’est ce qui a motivé l’arrestation Mme Fatou Badiar, en réponse le témoin rapporte qu’elle a été présentée comme l’instigatrice de l’attaque selon la version d’AOB.
Dans la foulée, le procureur fait observer que commandant Gabriel, est un témoin, pas un magistrat qui a renvoyé les accusés devant la cour d’assises.
Avez-vous agi en enquête préliminaire ou en enquête de flagrance ? demande Maitre Traoré, ‘’Nous avons agi en enquête de flagrance’’, répond le témoin.
A une autre question, à savoir en tant qu’enquêteur, quelles sont les premières opérations auxquelles l’équipe a-t-elle procédé, en réponse, le commandant déclare que son équipe a procédé d’abord à la constatation, ils on fait des scellées, avant de les envoyer au parquet d’instance chez le procureur.
Est-il possible qu’à votre insu que des actes inhumains ait été commises à l’endroit des accusés ?poursuit l’avocat, ‘’Il ne peut y en avoir eu, il n’y en a pas, je suis formel là -dessus. Les accusés savent du traitement qu’ils ont bénéficié’’, martèle le témoin.
Les audiences reprendront demain jeudi à 9 heures à la cour d’appel de Conakry.
Diallo Boubacar 1
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Dossier du Jour  date: 24-Apr-2013 à 19:03:03  Partager:   :  |
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