[IMG1]Les magasins et plusieurs autres services du centre ville de Conakry, sont restés fermés mercredi, les populations craignant d'éventuels actes de violences après la mise à sac d'une station d'essence par des soldats mutins surexcités, la veille.
Les taxis et autres véhicules de transport se font rares, faute carburant entraînant d'énormes difficultés de déplacement dans la capitale guinéenne.
Plusieurs gérants ont fermé leur station d'essence. Mardi, des soldats surexcités ont emporté tout d'une station d'essence en haute banlieue de Conakry, après une fusillade durant laquelle un passant a reçu une balle perdue.
Les tirs se sont poursuivis dans la nuit de mardi à mercredi au camp Alpha Yaya Diallo, la plus grande garnison du pays où depuis le week- end dernier les militaires ont pris les armes pour revendiquer des arriérés de salaires.
Le nouveau Premier ministre, Ahmed Tidiane Souaré, a déclaré sur les ondes de la télévision publique quelques heures après le limogeage du ministre de la Défense, le général de brigade Mamadou Baïlo Diallo, que le gouvernement a accepté de donner satisfaction à des préalables des soldats.
Le gouvernement accepte le payement graduel, dès la fin de mai à tous les militaires, de la somme de 1 million de franc guinéen (1dollar US=4.500FG) sur les 5 millions de FG réclamés par les hommes en tenue.
Le gouvernement a accédé aussi la requête relative au limogeage du ministre de la Défense, avant de procéder à la libération des soldats détenus depuis 2007 à la suite de la prise des armes pour réclamer leurs arriérés de salaire appelés "bulletin rouge".
Le gouvernement avait publié, lundi soir, un communiqué, soulignant que la commission de 30 personnes commises pour plancher sur la question des salaires a estimé que "le bulletin rouge n'existe pas".
Le gouvernement a promis de se pencher sur la question du prix du riz, dont le sac de 50 kg est vendu aux militaires depuis quelques mois à 80.000 FG contre 16.000 FG qu'ils déboursaient pendant plusieurs années, alors que les populations achètent le même sac de riz à plus de 200.000 FG.
Le gouvernement n'a pas apporté de réponse à la doléance relative aux limogeages de plusieurs officiers supérieurs réclamés par les soldats, dont les bavures ont coûté la vie à des civils et blessés plusieurs autres reçus au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Donka de Conakry depuis le début de la semaine.
Africaguinee.com
Source:PANAPRESS |
  Rubrique: Politique  date: 29-May-2008 à 00:55:18  Partager:   :  |