
BISSAU-Le représentant de l'ONU en Guinée-Bissau, José Ramos Horta, a appelé vendredi 19 avril les autorités et l'armée "au calme", au lendemain de l'inculpation aux Etats-Unis du chef d'état-major des armées de Guinée-Bissau pour complot de narco-terrorisme avec la guérilla colombienne des FARC.
L'inculpation du lieutenant-général Antonio Indjai, toujours en fonction dans son pays, intervient après l'arrestation au Cap-Vert et l'incarcération le 5 avril à New York de l'ancien chef de la Marine de Guinée-Bissau, José Américo Bubo Na Tchuto, pour trafic de drogue. "Le gouvernement et les forces armées doivent rester calmes. Il serait contre-productif qu'ils réagissent," a déclaré M. José Ramos Horta lors d'un point de presse.
Selon l'acte d'accusation, Antonio Indjai, qui aurait participé au coup d'Etat de 2012 en Guinée-Bissau, est inculpé de soutien aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), désignées comme une organisation terroriste par les Etats-Unis depuis 1997. "Vraies ou fausses, les accusations contre le général Indjai doivent respecter le principe du droit de la présomption d'innocence. Le simple fait que quelqu'un dise A ou B, ne fait pas de lui un coupable", a encore déclaré Ramos Horta, ancien président du Timor Oriental.
Interrogé à propos d'une éventuelle intervention de l'ONU dans ce dossier, le représentant onusien a expliqué que "l'ONU n'intervient pas dans ce processus car c'est un processus unilatéral du gouvernement américain et le pays affecté est la Guinée-bissai, car c'est un citoyen bissau-guinéen qui est accusé." Le lieutenant-général Antonio Indjai est frappé d'une interdiction de voyager émise par l'ONU depuis le coup d'Etat de 2012, ce qui devrait rendre son arrestation plus difficile pour les Etats-Unis. Son compatriote José Américo Bubo Na Tchuto et deux co-accusés ont été traduits le 5 avril devant un juge de New York.
AFP |
  Rubrique: News Afrique  date: 20-Apr-2013 ŕ 09:29:07  Partager:   :  |