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Mutinerie dans les garnisons militaires: Un mort et huit blessés selon un dernier bilan!
[IMG1]Au moins une personne a été tuée en Guinée et huit blessées, dont un officier de l'armée, par des balles perdues tirées par des militaires réclamant le paiement d'arriérés de soldes et qui retenaient mardi le chef d'état-major adjoint de l'armée.
Cette nouvelle crise qui secoue depuis lundi l'armée, pilier du régime du général Lansana Conté, au pouvoir depuis 1984, intervient juste après la prise de fonction vendredi d'un nouveau Premier ministre Ahmed Tidiane Souaré, un proche du chef de l'Etat. La situation était calme mardi dans le pays.
Le mouvement a débuté lundi matin au camp Alfa Yaya Diallo de la capitale, situé près de l'aéroport international. Ce camp, le plus grand du pays, abrite des commandos parachutistes et des troupes d'élite. Les soldats en colère ont tiré en l'air toute la journée, depuis l'intérieur de la garnison.
En milieu d'après-midi, pour appuyer leurs revendications, ils ont séquestré le chef d'état-major adjoint, le général Mamadou Sampil, qui était pourtant venu pour dialoguer. Deux sources proches de sa famille ont mardi indiqué qu'il avait été libéré lundi soir et avait regagné son domicile.
Mais son fils, Youssouf Sampil, a ensuite apporté quelques précisions: "Mon papa n'est plus séquestré, il est à l'intérieur du camp à la demande des militaires en colère".
"Je lui ai apporté à manger (mardi), j'ai bavardé avec lui et il m'a dit: +on me demande de rester ici+. Il est libre de ses mouvements mais à l'intérieur du camp", a-t-il poursuivi.
Lundi soir, les soldats sont pour la première fois sortis du camp militaire pour se rendre dans le quartier voisin de Yimbaya, toujours en tirant en l'air. Sept habitants du quartier ont été blessés par des balles perdues, selon des témoins.
Dans la même soirée, un officier de l'armée guinéenne en charge de l'intendance militaire, le commandant Korka Diallo, a également été grièvement blessé par balles devant le camp Alfa Yaya dans des circonstances encore floues. Il a été transporté dans une clinique.
Pendant la nuit de lundi à mardi, le mouvement de colère des militaires a gagné deux importantes villes-garnisons, Kindia (130 km à l'est de Conakry) et Nzérékoré (1.000 km au sud-est de Conakry), selon des témoins.
A Kindia, une femme a été touchée en pleine poitrine par une balle perdue et a succombé à ses blessures, selon des témoins.
Devant la gravité de la situation, le président guinéen, le général Lansana Conté, au pouvoir depuis 1984, a réuni lundi soir dans son palais présidentiel de Conakry plusieurs hauts responsables civils et militaires.
Au terme de la réunion, le gouvernement a appelé au calme, dans un communiqué lu à la télévision nationale, et demandé aux militaires de privilégier "le dialogue et la concertation".
Les militaires en colère réclament le paiement d'arriérés de soldes non perçues depuis 1996, ils accusent des membres de la hiérarchie d'avoir détourné une partie de cet argent, ce que le gouvernement dément.
Les soldats mécontents ont également expliqué que depuis le limogeage du Premier ministre Lansana Kouyaté le 20 mai, ils n'avaient plus d'interlocuteur pour parler de ce problème.
En mai 2007, des militaires avaient déclenché un mouvement de grogne à travers le pays en affirmant notamment que certains de leurs chefs procédaient à des retenues sur leurs soldes depuis 1996. Les violences avaient alors fait au moins huit morts et plusieurs dizaines de blessés.
Le président Lansana Conté avait ensuite limogé huit hauts responsables de l'armée, dont certains étaient accusés par les militaires mécontents de corruption et de détournement de leurs arriérés de soldes. Le général Sampil avait alors été nommé chef d'état-major adjoint.
Africaguinee.com
Source:AFP |
  Rubrique: Politique  date: 27-May-2008 ŕ 18:44:18  Partager:   :  |
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