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Société : Siguiri envahi par des étrangers…





SIGUIRI- La préfecture de Siguiri connait aujourd’hui un déferlement sans précédent d’étrangers. Leur nombre estimé à plus de 15.000 personnes continue de croitre tous les jours. Ils viennent tous pour un seul objectif : la recherche du métal jaune. L’or.

En effet, ils sont Burkinabé, Togolais, Camerounais, Ivoiriens pour ne citer que ces nationalités à traverser presque chaque jour la frontière. Ils viennent tous pour la recherche de l’or. Cette arrivée massive inquiète les autorités de Siguiri. Car pour elles, c’est une situation qui du reste n’est pas sans conséquence sur le plan économique, social et culturel.

Interrogé sur la question, le Directeur adjoint des mines et carrières de la préfecture de Siguiri Seydou Condé précise : ‘’aujourd’hui dans l’exploitation artisanale, il y a des Burkinabé des Togolais, des Ivoiriens, des camerounais. Le nombre d’étrangers varie entre 10 à 15.000 à Siguiri’’.

Cette présence de ces étrangers à des conséquences néfastes ajoute M. Condé. ‘’Ce sont pour la plupart des toxicomanes, des criminels’’ a-t-il indiqué, ajoutant que c’est ce qui fait que la délinquance, la débauche ont connu une montée en flèche à Siguiri. Ils viennent tous pour recherche de l’or, rapporte ce cadre de la préfecture de Siguiri.

‘’Les burkinabés surtout viennent en grand nombre se cantonner dans les villages en pleine brousse à la recherche de l’or’’, a poursuivit notre interlocuteur.

Dans le même ordre d’idée, un cadre de la SAG affirme que dans le village SALA, où la société vient de commencer l’exploitation, le nombre d’étrangers se chiffre à plus de 7000 ; selon lui, ces étrangers sont dix fois plus nombreux que la population de ce petit village. Et, dit-il, ce sont ces étrangers qui sont à l’origine des violences qui surviennent dans ces localités.

Du côté de la préfecture de Siguiri, on déclare avoir pris des dispositions pour palier à ça, cependant, elles restent jusque là infructueuses ‘’Nous avons signalé leur présence. L’année dernière par exemple, on a mobilisé l’armée pour les rapatrier, mais peu de temps après, ils reviennent’’, regrette le directeur Adjoint chargé des mines, ajoutant qu’il y a des districts où plus de 4000 étrangers y vivent.

Cette situation devrait interpeler les autorités au plus haut niveau pour prendre des dispositions pourquoi pas coercitives pour réglementer cette venue massive d’étrangers dans la quête du métal précieux. L’or.

Diallo Boubacar 1 de retour de Siguiri
Pour Africaguinee.com


  Rubrique: Echos de nos régions  date: 09-Apr-2013 à 12:32:06  Partager:   :

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