
BAMAKO-De violents heurts ont opposé dans la nuit de jeudi 4 à vendredi 5 avril à Bamako des policiers membres de deux syndicats qui s'étaient déjà affrontés en septembre au sujet de promotions accordées à certains agents réputés proches des auteurs du coup d'Etat du 22 mars 2012. Une des centrales a fait état de quatre blessés par balle, mais aucune information n'était immédiatement disponible de sources différentes sur le bilan.
Les tirs, qui ont duré environ deux heures, se sont produits à l'intérieur du camp du Groupement mobile de sécurité (GMS). Drissa Samaké dit Roger, du syndicat accusé d'être proche des putschistes, a démenti les quatre blessés par balles évoqués : "Ce qui est arrivé est de leur faute. Ils ont aussi tiré, ce sont des aigris".
EXASPÉRATION DU VOISINAGE
D'après une autre source policière, trois des responsables du syndicat des "anti-promotions" craignant des "représailles" se sont rendus dans les locaux d'une représentation diplomatique non identifiée. Selon le journaliste de l'AFP, qui s'était rendu aux abords du camp du GMS, un petit groupe de policiers sont précipitamment sortis des lieux, pour une direction inconnue. Ils n'avaient aucune blessure apparente. La fusillade avait cessé et un calme précaire régnait dans la zone.
Des habitants de quartiers riverains du camp se disaient exaspérés par les violences entre les centrales rivales alors que la police malienne traverse une crise sans précédent liée à ces promotions controversées.
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  Rubrique: News Afrique  date: 05-Apr-2013 à 13:51:49  Partager:   :  |