
Le chanteur américain James Brown, qui se présentait lui-même comme "le parrain de la soul", est décédé ce lundi matin à l'âge de 73 ans.Il avait été admis ce week-end à l'Emory Crawford Long Hospital d'Atlanta en raison d'une grave pneumonie.
Egalement connu sous le surnom de "Mr Dynamite", James Brown a popularisé la soul et le funk dans les années 1960 et 1970 avec des morceaux mondialement connus comme "Sex machine" ou "I fell good". Il a influencé une nouvelle génération de chanteurs noirs à l'origine du rap ou du hip-hop.
En compagnie d'Elvis Presley, Bob Dylan et une poignée d'autres, James Brown aura exercé une influence majeure sur la musique des 50 dernières années. Il a été idolâtré par au moins une génération qui n'hésitait pas à l'imiter ouvertement. Ses pas de danse rapide hérités de sa longue pratique de la boxe ont notamment inspiré Mick Jagger et Michael Jackson entre autres.
Célèbre pour son énergie sur scène, James Brown a délaissé dans les années 1950 le gospel pour le rhythm and blues. Il a connu ses premiers succès avec son groupe The famous flames et la chanson "Please, Please, Please" (1956). Son charisme et sa voix lui valent de s'imposer rapidement en solo.
Les morceaux "Papa's got a brand new bag" et "I got you (I feel good)" sont des succès dès leur sortie au milieu des années 1960, de même que la célèbre ballade "It's a man's man's, man's world". Tous les disques qu'il a produits entre 1960 et 1977 ont figuré d'emblée en haut des classements.Né le 3 mai 1933 dans une famille pauvre de la campagne de Géorgie, James Joseph Brown est élevé en partie dans un bordel et endure la ségrégation raciale et le racisme en vigueur alors dans le Sud profond. A 7 ans, il est rabatteur de prostituées avant de devenir cireur de chaussures et boxeur. A 16 ans, en 1949, il est arrêté pour vol et restera quatre ans dans un pénitencier où il découvre le gospel.
Sa carrière est cependant éclipsée par l'avènement du disco à la fin des années 1970.Il a apparaît à l'écran dans "The Blues Brothers" ou encore dans le documentaire culte "When we were kings" sur le combat entre Mohamed Ali et George Foreman à Kinshasa en 1974.
Il interprète en 1985 la bande originale de Rocky IV avec un autre tube planétaire ("Living in America").
Mais le "parrain de la soul" se fait surtout remarquer dans les années 1980 pour une série de condamnations. En 1988, celui qui avait entamé derrière les barreaux sa carrière musicale, est à nouveau emprisonné pour excès de vitesse, possession illégale d'armes et de drogue.Condamné à six ans de prison, il voit sa peine commuée et sort en 1991.
Il faudra attendre 1992, pour que James Brown,ce chanteur hors pair obtienne un Grammy pour l'ensemble de son oeuvre.Il restera à jamais graver dans les mémoires comme l'un des premiers hommes de couleur à imposer la culture afro-américaine sur les scènes mondiales.
Africaguinee.com
Source:Reuters
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  Rubrique: Culture  date: 25-Dec-2006 ŕ 00:00:00  Partager:   :  |