
CONAKRY- Suite à la désignation de l’ancien ministre de l’intérieur Sénégalais par les Nations-Unies comme facilitateur du dialogue politique guinéen, l’opposition a réagit en estimant que ce choix est basé sur un ‘’véritable mensonge’’, a appris Africaguinee.com.
‘’Nous avons reçu une lettre du Premier ministre datée du 29 mars dernier qui nous transmettait une copie du courrier de 27 mars de M. Said Djinnit (représentant spécial du secrétaire général des nations-unies en Afrique de l’Ouest, Ndlr). Dans la lettre que M. Djinnit a adressée au premier ministre, il est dit carrément que toutes les parties se sont accordées sur le choix du facilitateur. Cette désignation des Nations-Unies est basée sur un véritable mensonge. On n’a jamais été consulté sur la désignation du Général Lamine Cissé’’, a expliqué le porte-parole des quatre alliances de l’opposition.
Selon Aboubacar Sylla, ‘’C’est vrai que le Général Cissé est là depuis trois ans dans une mission’’, mais dit-il, ‘’cette mission n’a rien à avoir avec un dialogue politique. Nous n’avons pas une suspicion vis-à -vis de sa personne, mais nous suspectons de s’être impliqué avant même que les Nations-Unies n’ait fait une proposition d’un facilitateur’’, déclare-t-il, ajoutant qu’ ‘’ il y a un facilitateur international choisi par une partie, un deuxième facilitateur national choisi par la même partie, donc il y a une asymétrie au niveau des facilitateurs’’, a affirmé le leader de l’Union des forces du Changement.
D’après le porte-parole de l’opposition, les questions de formes sont toujours associées aux questions de fond, car pour lui, lorsqu’il y a un collège de facilitateurs qui accorde l’agrément de toutes les parties, il y a des chances pour arriver à un consensus.
‘’Nous voudrions demander que le facilitateur désigné par la communauté internationale fasse l’objet d’un avis de non-objection de notre part. C’est ce qui est normal. Mais le fait qu’on exécute par anticipation sur une contrevérité en annonçant plus de cinq jours à l’avance qu’il avait été désigné par la communauté internationale alors que le courrier est adressé par le gouvernement à la date du 27 mars, c'est-à -dire deux jours après qu’on ait quitté le cadre du dialogue, et cinq jours après que le gouvernement nous ait notifié la désignation du Général Lamine Cissé ; c’est une véritable contrevérité. C’est ce qui nous amène à nous poser des questions’’, précise Aboubacar Sylla.
L’ancien ministre de la communication estime que ça aurait été beaucoup plus simple de demander au Système des Nations-Unies qui dispose, selon lui, de ressources humaines considérables dans ce domaine de ‘’nous proposer un facilitateur qui aurait un regard extérieur sur la Guinée, qui ne pourrait pas être taxé de partialité, parce qu’il a longtemps résidé dans le pays et peut être qu’il a eu des accointances particulières avec les autorités de ce pays, on pourrait avancer dans les jours à venir si cette démarche avait été effectivement engagée par le gouvernement’’, a laissé entendre Aboubacar Sylla.
Diallo Boubacar 1
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Interview  date: 01-Apr-2013 à 14:31:27  Partager:   :  |