
CONAKRY- L’ancien premier ministre et leader du Parti de l’Espoir pour le Développement National, Lansana Kouyaté a estimé ce vendredi lors d’une conférence de presse que la situation dans laquelle se trouve actuellement est “grave“ a constaté africaguinee.com.
Nous vous livrons en intégralité le contenu du message délivré par le président du PEDN…
“C’est avec peine que je regarde tous ces regards angoissés. Notre avenir est une incertitude réelle. Parce que quand on prend le bilan de tout ce qui a été fait comme effort de part et d’autre. Où en sommes-nous aujourd’hui ? Il y a eu un moment où le président a fait une adresse solennelle pour dire qu’il n’y aura pas de recensement, mais il ya aura une révision.
A l’heure actuelle, c’est le recensement qui commence dans les préfectures, pas de révision, mais des recensements. Voilà une concession qui a été faite il y a longtemps et qui est échiquetée pour que l’ancien revienne au galop. Nous nous sommes entendus pour que la CENI (Commission électorale nationale indépendante, Ndlr)soit reformée, après plusieurs marches et meetings, tout ce qui a eu comme abus, l’accord a été donné pour reformer la CENI, mais où nous en sommes ? Ce qui a été donné d’une main a été arraché de l’autre. Nos commissaires ne sont pas consultés, cela fait longtemps. Depuis longtemps nos commissaires ne sont pas conviés aux réunions du président de la CENI.
C’est aujourd’hui seulement qu’ils sont conviés et pour cause ? Au moment où je vous parle, ils sont là -bas pour examiner un chronogramme fixant la date des élections au 19 juin nos commissaires ont donc quitté la salle. Voilà que tout ce que nous disons ici devient dérisoire.
Pourquoi, on devrait continuer à nous crever les méninges pour être devant le fait accompli ? À quoi cela sert ?
Nous demandons à la CEDEAO, aux Nations-Unies, avez-vous une requête du gouvernement ? Non disent-ils. Avez-vous désigné quelqu’un ? Non. Mais pendant ce temps, Lamine Cissé est appelé pour lui faire signifier que l’opposition et la mouvance sont d’accord pour sur son choix.
On ne construit pas la paix avec ça, on ne construit pas le développement avec ça. Tous ceux qui cautionnent cela aujourd’hui savent que demain nous seront dans les mêmes errements.
Tous les commissaires savent que les Kits sont hors d’usage, alors on fait un recensement pour nommer les députés ! On va les nommer !
L’heure est grave ! Nous le disons avec sérénité et avec toute la détermination possible… le problème est fondamentalement politique. Il y a un camp qui veut frauder, et de l’autre côté un autre qui avoir des élections transparentes.
Les gens ne mangent plus, les gens ont faim. Le vice est en train de bouffer la vertu dans ce pays. Si on pense qu’on va attendre 2015 pour coupler les élections et pendant ce temps, les députés seront nommés, nous pensons qu’il ne faut pas abdiquer, il faut se battre pour le droit de ce pays pour que ça s’arrête en fin. Je le dit avec véhémence et avec clarté. Tout ce qui est en train de se passer prouve que nous sommes dans les dévies des harcèlements partout.
Je viens de Koba, le sous préfet qui n’a fait que son travail, a été limogé immédiatement et son successeur est venu nuitamment sur moto avec ses baluchons un Week-end, tout simplement parce que la mobilisation était faite. Alors je lance un avertissement, beaucoup de sous préfets et de préfets seront relevés.
Propos recueillis par DIALLO Boubacar 1
Pour AFRICAGUIENE.COM
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  Rubrique: Politique  date: 30-Mar-2013 ŕ 14:51:53  Partager:   :  |