
CONAKRY- En marge des travaux de la 15e conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal, l’ancien premier ministre guinéen Kabinet Komara a été élu à la tête de cette institution.
A l’issue de cette session qui a connu la présence de plusieurs chefs d’Etat dont le président guinéen Alpha Condé, le conseil a en outre approuvé des résolutions relatives à la prise en charge de l'aménagement de la route Labé-Tougué-Dinguiraye-Siguiri du SITRAM, à l'électrification de la partie guinéenne du bassin du Fleuve Sénégal.
La réunion a autorisé la transposition du code et de ses règlements d'application dans le droit interne des Etats, à la recherche de financements pour la réalisation des aménagements structurants et à la prise en charge des travaux complémentaires du Projet Hydroélectrique de Koukoutamba
La conférence a également élu le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz comme président de la Conférence des chefs d'Etat et de Gouvernement de l'OMVS et Makan Aliou Tounkara, ministre malien de l'Energie et de l'Eau, comme président en Exercice du Conseil des Ministres de l'Organisation.
L’arrivée de ce banquier à la tête de cette institution qui regroupe 4 pays a été le fruit d’une longue tractation et de négociation menées par le pouvoir de Conakry. En effet, la Guinée a pendant longtemps brillé par son absence au sein des institutions internationales. Même celles sous-régionales semblaient occulter l’existence de la Guinée, qui pourtant, fait partie des pays qui ont toujours prôné et soutenu l’intégration entre les nations.
Ainsi, pour de nombreux observateurs, l’élection de Kabinet Komara représente le retour de la Guinée sur l’échiquier international. Ce “come back“ de la Guinée se justifie surtout par le fait qu’elle avait toujours été absente lors des grands rendez-vous.
A l’Union Africaine où une équipe de notre rédaction s’est rendue récemment, il est très rare de rencontrer un guinéen qui y travaille. Il en est de même pour les autres institutions comme la CEDEAO. Pourtant, ce sont les cotisations des pays membres qui supportent toutes les charges de l’institution, y compris les salaires des travailleurs.
Au-delà des avantages de l’organisation, la Guinée pourra désormais se frotter les mains en disant que “ma voix compte“ lors de la prise des décisions.
Le président guinéen Alpha Condé avait récemment promis, après une rencontre avec le président malien au sommet de la CEDEAO à Yamoussokoro , que le poste de Haut Commissaire de l’OMVS reviendrait à son pays à l’issue des prochaines assises de l’Organisation à Nouakchott le 25 mars prochain.
AFRICAGUINEE.COM
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  Rubrique: Politique  date: 27-Mar-2013 ŕ 19:37:37  Partager:   :  |