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Affaire du 19 juillet : le 33ème accusé devant la barre…





CONAKRY- Après la suspension des audiences du lundi à cause de l’absence de la radio Télévision Guinéenne à la Cour, les travaux des assises ont repris ce matin à la présence effective des medias d’Etat. Cette journée d’audience s’est exclusivement déroulée avec la comparution du dernier accusé dans cette affaire de l’attaque du 19 juillet qui a visé le domicile privé du Chef de l’Etat, a constaté sur place africaguinee.com.

Mamadou Aliou Barry, jeune commerçant célibataire âgé de 29 ans révolus, est accusé d’abstention délictueuse. Comme ses prédécesseurs déjà entendus dans cette affaire, il a nié les faits qui lui sont reprochés. Il a expliqué à la barre qu’il a été arrêté le 16 janvier à 23 heures chez Barry-Bex à Cosa, par des gendarmes avec la complicité de son ami Ibrahima Idiatou Barry.

Interrogé en langue nationale Poular, le prévenu a soutenu qu’il a donné 5000 dollars US à son ami Ibrahima Idiatou Barry comme crédit. Quelque temps plus tard, après avoir longtemps réclamé son argent, mais en vain, celui-ci l’a trimbalé au commissariat de Sonfonia pour lui dire que s’il n’abandonne pas son argent, il l’accusera de trafiquer des faux billets. Leur différend serait venu de là selon lui !

L’accusé dira ensuite que c’est commandant Tamba Gabriel Diawara régisseur du PM3 qui l’a roulé dans la farine dans cette affaire. Il a accusé cet officier de lui avoir retiré la somme de deux millions de francs guinéens pour sa libération. Mais, explique-t-il, en retour il devait mémoriser la leçon qu’il allait lui faire apprendre. Cette leçon consistait selon lui, de faire de la délation en reconnaissant que c’est Madame Fatou Badiar qui a sollicité de lui, la fourniture de 50 pickups pour un changement de régime.

S’il reconnaissait cela dans son interrogatoire devant le juge d’instruction poursuit-il, sa libération serait acquise. Chose qu’il a fait au début avant de se rebiffé quand il s’est rendu compte que commandant Gabriel était en train de lui mentir.

L’accusé nie d’avoir eu connaissance du contenu du procès verbal qu’il a signé à la gendarmerie et au PM3. C’est avec la promesse de commandant Gabriel de le libérer, qu’il a reconnu les faits devant le juge d’instruction, car dit-il, celui-ci avait insisté pour qu’il ne dise leur accord à personne même à son avocat.

Plus loin l’accusé dira que ‘’tout cela est un montage, c’est un mensonge monté de toute pièce. La Guinée n’ira jamais de l’avant tant que cela ne cesse pas.’’ Puis d’ajouter que ‘’Le commandant Gabriel n’ose pas me regarder dans les yeux car il sait ce qui s’est passé entre nous’’.

Maitre Salif Béavogui de la défense a, dans son questionnement rappelé que la constitution guinéenne dispose en son article 9 que ‘’tout citoyen guinéen interpelé a droit à l’assistance d’un avocat dès son interpellation’’, or fera-t-il remarqué cela n’a pas été le cas.

L’avocat déduit que tout ce qui s’est passé à la gendarmerie sont ‘’ des mensonges, des montages, des fabrications qu’on faisait à la gendarmerie pour peaufiner un dossier’’ estime l’avocat.

Répondant à une autre question de l’avocat il déclaré parmi tous les détenus, il était le seul prisonnier politique parce que selon lui, il a été envoyé avec Bano Sow de l’UFDG le même jour. Mais lui a été libéré aussitôt, comme l’UFDG a menacé dans toutes les radios. Mais comme lui, il n’a pas de soutien il est resté.

Face à cette explication de son client, maitre Béavogui sollicitera du président de la cour d’acquitter son client. Lequel président a promis que cela va être examiné le moment opportun.

Les audiences ont reprendront demain à 9 heures.

Diallo Boubacar 1
Pour Africaguinee.com


  Rubrique: Dossier du Jour  date: 20-Mar-2013 à 19:03:33  Partager:   :

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