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Affaire du 19 juillet : un proche de la présidente du CNT à la barre…





CONAKRY- Contrairement aux autres accusés déjà entendus dans l’attaque qui a visé le domicile privé du président de la République le 19juillet 2011 à Kipé, Souleymane Bah dit ‘’Général’’ poursuivit pour détention illégale d’armes, a reconnu les faits qui lui sont reprochés, a constaté sur place Africaguinee.com.

Dans sa narration des faits, l’accusé explique avoir été arrêté à Labé le 20 décembre 2010 par la complicité de Thierno Malal Bah dit Ja-rule, avant d’être conduit à Conakry.

Se justifiant, il soutient que ‘’ce n’est qu’après avoir été plusieurs victimes d’attaques qu’il a cherché un revolver pour assurer sa défense. Lors d’une des attaques dont il a été victime, il a affirmé avoir perdu la somme de cinq millions de francs guinéens, rajoutant que c’est pour cela il a cherché une arme pour sa protection personnelle.

L’accusé confirme être membre d’une ONG (organisation non gouvernemental Ndlr) dénommée ‘’Réseau des Amis pour la Vie’’ qui prêche la non-violence, sur l’axe Hamdallaye-Bambéto-Cosa-Cimenterie. Selon lui, c’est grâce à cette ONG qu’il a été recruté au CNT en tant qu’assistant au cabinet de la présidente du Conseil National de la Transition (CNT).

Dans l’enquête préliminaire, il a indiqué n’avoir pas été torturé à la gendarmerie, c’est librement qu’il a parlé de l’arme qu’il détenait chez lui.

Dans son interrogatoire, le ministère public dit regretter la présence de l’accusé dans cette barre ‘’Je n’ai reine contre Souleymane Bah qui est là’’, déclare en substance le procureur Maitre William Fernandez.
A la question de savoir s’il est concevable dans un Etat que chaque citoyen se munisse d’une arme sous prétexte d’avoir été victime d’une attaque, interroge la partie civile. En réponse à cette question M. Bah a répondu ‘’Non’’.

Prenant la parole, Maitre Traoré de la défense a demandé la mise en liberté provisoire de l’accusé, car selon lui, même la partie civile et le ministère public ont reconnu l’honnêteté et la franchise du prévenu.

‘’Sa détention ne constitue plus une nécessité. Je pense qu’aujourd’hui toutes les conditions sont réunies pour sa liberté provisoire. Surtout que la détention est un lien exceptionnel’’, argumente l’avocat.

‘’Il est toujours difficile de trouver quelque chose où il n’y a rien. La détention de ce revolver n’a rien à voir avec l’attaque du domicile du président’’, a renchéri maitre Bassirou Barry.

‘’Même l’empereur des poursuites a dit « je regrette pourquoi il (l’accusé Ndlr) est à la barre »’’, a asséné maitre Alsény Aissata Diallo.
Les avocats de la partie civile ont trouvé inapproprié cette requête formulée par les avocats de la défense. ‘’ C’est inapproprié que cette question soit soulevée en ce moment des débats’’, tempête Maitre Mory Doumbouya.

Pour sa part, le président de la cour M. Fodé Bangoura a ordonné de poursuivre les débats au fond et qu’au moment arrivé, cette question sera abordée.

Diallo Boubacar 1
Pour Africaguinee.com.

  Rubrique: Dossier du Jour  date: 08-Mar-2013 à 21:26:24  Partager:   :

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