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Sénégal:Un artiste guinéen condamné pour avoir fumé un joint à Saint Louis!


[IMG1]Ibrahima Sidibé, natif de Conakry, est batteur de djembé. Il a été chopé durant le festival de Jazz alors qu'il venait de quitter le podium pour fumer un joint pendant que ses compagnons se produisaient. Mal lui en a pris car non seulement il a été contraint d'enlever ses jolis rastas, mais il a été condamné à 10 jours de prison.

Pendant que le férus du Jazz suivaient d'un œil intéressé la prestation d'un groupe de batteurs de Djembé, un des artistes - en l'occurrence Ibrahima Sidibé - n'a rien trouvé de mieux à faire que de fausser compagnie aux autres membres du groupe pour griller un joint. Avant même qu'il ne finisse le joint, il a été chopé par les policiers qui étaient en patrouille dans la zone. Placé sous mandat de dépôt, le Guinéen a été extrait de sa cellule pour être jugé devant le tribunal correctionnel de Saint-Louis. Devant la barre, notre artiste a expliqué son acte en ces termes :« Je suis artiste et pour contenir le public, je fume un joint de chanvre pour avoir du courage », a-t-il déclaré. Il ne s'est pas limité à cette déclaration car notre bonhomme était au bord des larmes du fait de ses ratas coupés à la prison. «Je ne toucherai plus au chanvre car ça m'a coûté mes rastas et un séjour en prison. C'est un vrai gâchis. Regardez, ils (les matons) m'ont rasé alors que ces rastas étaient très prisés par les « toubabs » (les Européens) qui me prenaient en photo. Aujourd'hui je ne les ai plus à cause du chanvre. Pour les avoir, j'ai traité mes cheveux pendant des années. Je jure ici devant le tribunal que je laisse définitivement le chanvre qui ne fait que m'attirer des ennuis », se désole le prévenu. Et dans la foulée, le juge Mor Lô qui présidait l'audience lui pose la question de savoir si les autres musiciens de son groupe sont venus lui rendre visite à la prison. « Non, ils ne sont pas venus. J'ai payé cash le fait d'avoir trompé leur vigilance pour aller fumer du chanvre. J'ai donné une mauvaise image du groupe et pour cela, je m'en veux », rétorque le prévenu qui était au bord des larmes.

Rien à dire face à un prévenu qui, non seulement, avoue sans ambages son forfait mais, mieux, s'est repenti devant la barre avant de demander la clémence du tribunal. Le procureur Cheikh Bamba Niang n'à pas manqué de lui remonter les bretelles avant de requérir contre le prévenu 15 jours de prison ferme. Le tribunal l'a condamné finalement à une peine d'emprisonnement de 10 jours avant d'ordonner la destruction de la drogue saisie.

El Hadji TALL,
Source:L'observateur.sn
Africaguinee.com






  Rubrique: Faits divers  date: 20-May-2008 ŕ 17:56:05  Partager:   :

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