
LA HAYE-L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, soupçonné d'avoir fomenté un "plan" de meurtres et de viols pour s'accrocher au pouvoir, a comparu mardi devant la Cour pénale internationale (CPI). Il est soupçonné de crimes contre l'humanité.
"Je vous souhaite à tous la bienvenue", a dit la juge présidant la chambre préliminaire, Silvia Fernandez de Gurmendi, alors que Laurent Gbagbo saluait les journalistes et ses partisans. Vêtu d'un costume bleu foncé, d'une chemise et d'une cravate bleu clair, l'ancien président affichait une bonne mine.
Cette audience avait été reportée à deux reprises, notamment afin d'évaluer la santé de l'ancien président. L'horaire a été adapté, et les séances se dérouleront durant l'après-midi, entrecoupées de pause toutes les heures.
Cette audience de confirmation des charges devrait se conclure le 28 février par une déclaration de M. Gbagbo. Elle doit permettre aux juges d'examiner si les éléments de preuves rassemblés par l'accusation sont suffisamment solides pour permettre, plus tard, la tenue d'un procès.
Violences postélectorales
Premier ex-chef d'Etat remis à la CPI, Laurent Gbagbo, 67 ans, est soupçonné d'être "co-auteur indirect" de quatre chefs de crimes contre l'humanité: meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains. Ces faits ont été commis pendant les violences postélectorales de 2010-2011.
Il n'avait pas reconnu la victoire le 28 novembre 2010 de son rival Alassane Ouattara, certifiée par l'ONU. Ce refus de quitter son poste après dix ans au pouvoir a plongé la Côte d'Ivoire dans une violente crise de quatre mois ayant coûté la vie à près de 3000 personnes.
ATS |
  Rubrique: News Afrique  date: 19-Feb-2013 à 18:43:08  Partager:   :  |