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Manifestation du 18 février: des affrontements entre militants de l'opposition et proches du pouvoir

CONAKRY-Des militants affiliés aux partis ayant appelé à «une marche pacifique» ont échangé lundi en fin de matinée des jets de pierre aux abords du grand marché de Madina, à Conakry, avec des marchands de pièces autos, proches de la mouvance présidentielle, a constaté la PANA.
Présent sur les lieux, le ministre des Droits de l’Homme et des Libertés publiques, Khalifa Gassama Diaby, qui n'a pas pu calmer les ardeurs des militants des deux camps, a préféré se mettre à l’abri.
Les quelque milliers de manifestants, conduits par des leaders politiques, partis de l’aéroport international Conakry-Gbessia, à environ 15 km du centre de la ville, moins nombreux que ceux sortis grossir les rangs lors des précédentes marches, munis de pancartes, portant souvent des injures à l’encontre du président Alpha Condé, ont convergé vers l’esplanade du Palais du peuple, siège de l’Assemblée nationale.
La marche, interdite au départ, puis autorisée, organisée par les partis membres du Collectif pour la finalisation de la transition, de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) et du Club des républicains (CDR), était suivie par un impressionnant dispositif des forces de l’ordre.
En dépit de ces mesures, plusieurs magasins, notamment à Madina, souvent attaqués, avaient fermé, la circulation était fluide sur les grandes artères de la ville où la présence massive des forces de l’ordre, rapportent des témoins, n’a pas empêché des manifestants à ériger des barricades dans des quartiers de la haute banlieue, notamment Coza, Bambéto, Hamdallaye, fiefs du leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo.
Selon un communiqué radiodiffusé en fin de matinée, le gouvernement assure avoir mobilisé 4.000 éléments des forces de l’ordre, constitués de 1.500 policiers et de 2.500 gendarmes qui ont constaté des «incidents mineurs».
La même source précise que les habitants de plusieurs localités de l’intérieur du pays, notamment en Haute Guinée (Eest) et en Guinée forestière (sud) sont restés chez eux ou ont vaqué à leurs occupations.
Le collectif, l’ADP et le CDR exigent des «élections crédibles et transparentes», le vote des Guinéens de l’étranger aux législatives, prévues le 12 mai prochain, et la résiliation du contrat liant l’Etat au groupe sud-africain, Waymark, en charge de la confection des listes électorales.
PANAPRESS |
  Rubrique: Politique  date: 18-Feb-2013 ŕ 21:00:16  Partager:   :  |
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