
CONAKRY- Poursuivi pour complicité de huit chefs d’accusation par le parquet général, dont assassinat, tentative d’assassinat, détention illégale d’armes de guerre, destruction de bien immobiliers , détention et consommation de chanvre indien, l’accusé Ousmane Diallo après avoir nié toutes les charges portées contre lui, a demandé la comparution de l’actuel haut commandant de la gendarmerie, assisté Africaguinee.com .
« Si la Cour veut avoir la vérité dans cette affaire, il faut la comparution du Général Ibrahima Baldé (actuel haut commandant de la gendarmerie ndlr) et de Thierno Malal Bah dit Djarule » a déclaré ce vendredi l’accusé Ousmane Diallo.
Expliquant à la Cour le calvaire qu’il aurait subi au moment de son arrestation, M. Diallo déclare : «… à la gendarmerie de Cosa, on m’a coupé la barbe avec un couteau. Au PM3, on m’a enchainé sur un poteau de 23 heures à 10 heures du matin sous l’ordre du juge Diawara », a expliqué à la cour M. Ousmane Diallo.
Interrogé par la partie civile, sur la question de savoir comment est-ce qu’il s’est rendu compte que Baba Alimou Barry ( un autre accusé dans cette affaire), a été arrêté, le prévenu répond que c’est le nommé Thierno Malal Bah dit Djarule qui l’a informé. En ce moment ajoute l’accusé, Djarule lui aurait confié que le Général Ibrahima Baldé a dit que tous les jeunes de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) seront arrêtés.
Parlant de ses relations avec Baba Alimou, il a laissé entendre que c’est au siège de l’UFDG qu’il voyait ce dernier, mais précise-t- il, ils ne se connaissaient pas auparavant.
Selon la partie civile, Ousmane Diallo a été enrôlé par Baba Alimou pour former une milice qui va semer la terreur à Conakry afin de s’attaquer au domicile du président et s’opposer aux forces régulières. En réponse à ses allégations, l’accusé dit qu’il n’a pas de commentaire à faire, sauf à la présence de Baba Alimou.
Expliquant les circonstances de l’arrestation de sa maman, le prévenu indique que lorsque les gendarmes sont venus à la maison, ceux-ci ont argué devant sa maman qu’il (Ousmane Diallo ndlr) a acheté six téléphones volés. Et donc, poursuit le prévenu, lors qu’ils ne l’ont pas trouvé à la maison, les gendarmes ont arrêté sa maman à sa place. Ce n’est qu’après trois jours de détention qu’elle a été libérée.
Le ministère public pour sa part explique que les partis politiques n’ont rien à avoir dans cette affaire. « Que ce soit l’UFDG. L’Union des Forces Républicaines (UFR), le Rassemblement du Peuple de Gunée (RPG) ou n’importe quel autre parti, n’ont rien à voir dans cette affaire. Ce débat est loin de la politique. Ceux qui sont là sont poursuivis pour des faits de complicité » précise maitre William Fernandez.
Selon maitre Amadou Oury, il y a une contradiction sur les déclarations du ministère public et de la partie civile ; lorsque ceux-ci ont déclaré que les armes saisies le 17 juillet 2011 ont été distribuées aux jeunes. Or s’interroge-t-il comment cela peut être possible en un si laps de temps. Les audiences ont été suspendues à 16 heures et reprendront lundi 8 heures 30’.
Diallo Boubacar 1
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Dossier du Jour  date: 15-Feb-2013 ŕ 19:25:14  Partager:   :  |