[IMG1]La cherté des prix des denrées de base, comme le riz, pousse de nombreuses familles dans la capitale guinéenne, Conakry, à modifier leurs habitudes alimentaires, en consommant d’autres aliments plus accessibles.
Ainsi, la mangue bouillie, arrosée d’huile rouge, qui permet aux populations de résister à la faim en cette saison des mangues, constitue l’un des mets le plus prisé, a constaté APA.
Cette spécialité des populations côtières de Guinée est en train de gagner du terrain en cette période de cherté de vie consécutive à l’inflation galopante qui mine l’économie du pays.
Dans le quartier de Nongo, situé dans la banlieue de Conakry, Mariam Sylla assise à l’ombre d’un manguier devant une grosse marmite, sert à ses clients de la mangue bouillie arrosée d’huile rouge.
« J’achète une mangue à 100 francs guinéens sur le marché, et dans ma cuisine, j’ajoute du poisson fumé, des épices et de l’huile rouge. Ce qui fait que je revends une mangue cuite à 500 francs guinéens », explique Mariam.
Le commerce de la mangue bouillie, dont on tire une purée délicieuse, bat son plein dans la capitale guinéenne, et l’effet de contagion a vite fait de gagner de nombreux ménages qui en ont fait eux aussi une habitude alimentaire.
« Normal, cela coûte moins cher qu’un plat de riz vendu à 2500 francs guinéens », indique Mariam.
Pour préparer ce repas, les enfants sont mis à contribution pour cueillir les mangues, pour ceux qui disposent de ces arbres fruitiers dont les plantations sont à perte de vue en Basse Guinée.
Cette nouvelle habitude alimentaire, même si elle saisonnière, peut servir à soulager des populations dont la faiblesse du pouvoir d’achat ne permet pas de s’offrir aussi facilement un sac de riz de 50 kg à 230.000 francs guinéens soit 23.000 FCFA.
Africaguinee.com
Source:APA |
  Rubrique: SociĂ©tĂ©  date: 15-May-2008 ŕ 00:41:54  Partager:   :  |