
CONAKRY- Le porte-parole de l’opposition guinéenne réunie au sein du Collectif, de l’ADP, élargis à l’AFAG et au CDR, se dit être très “pessimiste“ quant à l’avenir de la rencontre prévue le 12 février prochain entre le président Alpha Condé et les acteurs politiques, a appris Africaguinee.com.
Dans un entretien qu’il a accordé à notre rédaction, Aboubacar Sylla n’est pas passé par le dos de la cuillère. Il a estimé que cette autre rencontre avec le chef de l’exécutif guinéen accouchera d’une souris “Le bon sens aurait voulu que le ministre nous adresse des invitations personnalisées sur lesquelles devait figurer, au moins l’ordre du jour de la rencontre. Mais on nous invite comme si on était des subalternes, comme si on était des subordonnés. Donc ça c’est une mauvaise chose. Deuxièmement, on convoque une rencontre sans termes de référence, sans ordre du jour, sans programme, sans rien, en disant simplement d’être là bas à 14h. L’autre chose c’est que cette rencontre, comme un hasard coïncide à la veille de notre manifestation du 13 février. Ça ne peut pas être une simple coïncidence, ça ressemble à une manœuvre destinée à nous démotiver en ce qui concerne cette manifestation. Quatrièmement, on invite toute la classe politique, ça va être un grand forum là bas, une sorte de grande messe qu’on a déjà connu par le passé et qui va certainement accouché d’une souris. Je ne vois pas, avec un cadre aussi élargie, comment on peut parler, nous entendre et prendre des décisions qui vont dans le sens de l’intérêt général. Au contraire, je crois que ça va juste être une juxtaposition de monologues qu’un vrai dialogue. Tout cela m’amène à être très pessimiste quant à l’avenir d’un tel cadre de dialogue“ a déclaré le porte-parole de ces blocs politiques de l’opposition guinéenne.
Plus loin, Aboubacar Sylla, également leader de l’Union des Forces du Changement, dira que cette rencontre avec le chef de l’Etat ne changera en rien, leur volonté d’organiser une série de manifestations dans tout le pays à partir du 13 février “Par courtoisie à l’endroit du président, je crois qu’on devrait participer à la rencontre. Notre marche du 13 février aura bel et bien lieu, la journée de ville morte du 14 février également. Ce sont des manifestations que nous avons engagées pour le respect de certaines revendications“.
Pour conclure, l’ancien ministre de l’information dit espérer que la rencontre du 12 février prochain, “ouvre la voie pour un vrai cadre de concertation dans un cadre mieux structuré, mieux organisé, avec des participants choisis en fonction des enjeux qui seraient discutés là bas, et que les décisions qui pourraient être prises pourraient effectivement avoir la chance d’être appliquées“.
SOUARE Mamadou Hassimiou
Pour AFRICAGUINEE.COM
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  Rubrique: Politique  date: 08-Feb-2013 ŕ 18:54:14  Partager:   :  |