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Reportage à Dalaba: Une ville oubliée par l'Etat...





DALABA- Si la plupart des bâtiments administratifs de Dalaba avait fait les
frais de la colère populaire en 2007, ceux qui en ont été épargnés
sont aujourd’hui dans un état de délabrement très poussés, a constaté
sur place Africaguinee.com.


Les locaux de la gendarmerie départementale ainsi que ceux du
commissariat de la police ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes.
Dans ses lieux, les conditions de travail sont plus que dégradant et
précaires. Au commissariat de police par exemple, portes et fenêtres
de l’intérieur du bâtiment sont défoncées, des murs lézardés, des
cellules exigües, avec des niches de toiles d’araignées. Quant aux
logements du personnel y travaillant, ils sont partis en fumées depuis
2007.

Cette unité regorge 22 agents tout grade confondue pour une
population d’environs 120.000 habitants. A la brigade de la gendarmerie départementale le constat n’est pas aussi moins relisant, à la rentrée du bâtiment, on est accueilli par une odeur nauséabonde, donnant l’envi de vomir. Cette odeur provient des toilettes réservées aux personnes mises en grade à vue qui se trouvent à l’intérieur du bâtiment. Là également, il y a un manque criard de personnel, nous a confié le chef de poste de cette brigade.

« Nous sommes confrontés à un manque de personnel, pour toute la
brigade, il n’y a que dix agents. Nous n’avons pas de logement. Dans
les quartiers où nous logeons, on est regardé autrement par la
population », laisse entendre le chef d’escadron Mara Famoro.


A la prison civile qui a un effectif de 10 détenus dont huit
condamnés. Parmi eux, il y a une femme nourrice condamnée à six mois
de prison ferme pour vol de bétails. Il y a également un jeune garçon de 18 ans condamné à un an d’emprisonnement ferme pour voir volé des
cannettes de bière. Il y a aussi un malade au visage boursoufflé qui
traine Ă  mĂŞme le sol cherchant la chaleur du soleil. Ce malade dit ne
pas bénéficier de soins en prison. A l’intérieur des cellules, il y a
des nattes étalées ça et là dans des endroits salles, qui certainement
ne sont nettoyés qu’à des très rares occasions.

La préfecture de Dalaba n’a pas de Palais de justice depuis 2007, les
audiences se tiennent dans des lieux privés dit-on.


Diallo Boubacar 1
Envoyé spécial Africaguinee.com



  Rubrique: Echos de nos rĂ©gions  date: 05-Feb-2013 ŕ 18:13:29  Partager:   :

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