
CONAKRY- Lors d’une conférence de presse animée ce matin, l’opposition guinéenne réunie au sein du collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition, de l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP) et désormais du Club Des Républicains (CDR) ainsi que l’Alliance des Forces d’Avenir de Guinée (AFAG), a annoncé la tenue d’une série de manifestations “illimitées“ sur toute l’étendue du territoire à partir du 07 février prochain, a constaté sur place Africaguinee.com.
« Nous avons décidé à partir du 07 février prochain d’organiser une marche dans toutes les communes de Conakry et dans toutes les préfectures de la Guinée. Pour cette fois-ci, nous avons décidé que ces manifestations continueront jusqu’à l’entière satisfaction de nos revendication. il ne s’agira plus des manifestations ponctuelles, il s’agira plutôt d’une période de manifestation dans laquelle nous allons entrer, et qui ne s’arrêtera que lorsque nos revendications seront pris en compte, car il n’est pas question pour nous de trahir nos idéaux en croisant les bras », a alerté le porte-parole de l’opposition Aboubacar Sylla.
Selon lui, l’opposition est dans une situation où elle n’a pas d’autres choix que de procéder à des manifestations sur les voies et sur les places publiques.
« Il n’y a aucune possibilité d’entrer en discussion avec le pouvoir. Toutes les médiations que nous avons engagées ont été systématiquement découragées par le pouvoir. Il n’y a aucune perspective de discussion. Donc notre seule alternative aujourd’hui, c’est d’organiser des manifestations sur les voies et sur les places publiques pour attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur l’impasse politique grave que vit notre pays et sur les risques graves de troubles sociaux » a-t-il ajouté.
Plus loin l’opposant laissera entendre qu’aujourd’hui la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) fonctionne en dehors de tout cadre légal, toutes les dispositions qui régissent le fonctionnement de cette institution sont foulées du pied par son président Bakary Fofana a-t-il déclaré.
Selon le porte-parole de l’opposition, Bakary Fofana a commis des fautes impardonnables qui pourraient même fonder l’opposition à demander son départ à la tête de cette institution. Rien ne va plus aujourd’hui à la CENI, elle est prise en otage par son président, a asséné le leader de l’Union des Forces du Changement.
« Il (Bakary Fofana NDLR) a dissimulé le rapport de l’OIF, il a également présenté un chronogramme de la tenue des élections législatives de manière unilatérale, il a mis en place un comité technique de révision du fichier électoral qui lui rend rends compte directement, il a aussi décidé tout seul d’associer les préfets et les sous-préfets et les gouverneurs de région aux opérations des démembrements de la CENI en toute illégalité », a cité entre autres l’orateur.
A en croire Aboubacar Sylla « Aujourd’hui on est dans une situation de fait accompli qu’on veut nous faire entériner, mais c’est ce que nous refusons (…) Le chronogramme des élections législatives du 12 mai prochain ne tient pas en compte de nos principales revendications, il n’intègre pas le changement d’opérateur et le vote des guinéens de l’étranger… », A-t-il rappelé.
Diallo Boubacar 1
Pour Africaguinee.com.
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  Rubrique: Politique  date: 29-Jan-2013 ŕ 16:54:34  Partager:   :  |