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Cas de l’agrément du “BL“ : “Nous irons jusqu’au bout“ prévient Dr Faya Millimono !





CONAKRY- Face au “refus“ d’obtention d’un agrément pour sa formation politique, le leader du “Bloc Libéral“ a réitéré sa détermination à aller jusqu’au bout face à ce qu’il qualifie d’injustice dont il serait victime de la part du département de l’administration du territoire et de la décentralisation, a appris africaguinee.com.

“Chers compatriotes, malgré les obstacles auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés, nous irons jusqu’au bout de nos objectifs. Certains parmi nous commencent à suggérer que nous empruntions le chemin suivi par certains ainés et compagnons, celui de l’indifférence face à la dictature ou du contournement de l’obstacle au lieu de l’affronter. Sans vouloir juger ce choix, vous me permettrez de dire que si tous les Guinéens devaient emprunter ce chemin, cela voudra dire que le peuple de Guinée aura choisi de renoncer à défendre ses libertés et ses droits. Or, comme l’a dit un penseur, «Quand un peuple ne défend plus ses libertés et ses droits, il devient mûr pour la dictature ou l’esclavage » “ a martelé Dr Faya Millimono, lors d’’une conférence de presse qu’il a récemment animée à Conakry.

“La plus grave conséquence du fait de commencer à renoncer à défendre un droit est qu’il ouvre la voie à d’autres violations plus graves. En effet, renoncer aujourd’hui à notre droit constitutionnel de créer un parti politique parce qu’un gouvernement à tendance dictatoriale a choisi, par abus du pouvoir, de nous en empêcher, c’est s’apprêter à accepter que le même gouvernement nous empêche, demain, d’être candidats à une élection et, après demain, de jouir de notre statut d’élus du peuple“ a poursuivit le leader du BL.

Plus de trois mois après avoir déposée une demande d’obtention d’un agrément, le Bloc Libéral peine encore à obtenir ce document de la part du département de l’administration du territoire et de la décentralisation. Malgré nos nombreuses tentatives, ce ministère à travers la direction nationale des libertés publiques, n’a pas voulu réagir pour l’instant face à ces accusations.

Même chose du côté de la cour suprême où un recours à récemment été introduit par les responsables du “BL“. L’argument avancé par cette institution judiciaire, c’est la rénovation de ses locaux.
A rappeler que le leader du Bloc Libéral, Dr Faya Millimono, a récemment interpellé la communauté internationale, à travers la représentation diplomatique de certaines grandes puissances, notamment les Etats-Unis, la France ou encore l’Allemagne. A travers des entretiens, les responsables du “BL“ ont aussi demandé l’implication de la société civile.

Ahmed Tounkara
Pour AFRICAGUINEE.COM


  Rubrique: Politique  date: 28-Jan-2013 ŕ 21:47:39  Partager:   :

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