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Attaque du 19 juillet : Thierno Sadou Bah s’explique…





CONAKRY-Accusé de complicité et de vente illégale d’armes de guerre dans le dossier de l’attaque qui a visé le domicile privé du Chef de l’Etat le 19 juillet 2011 à Kipé, Thierno Sadou Bah à l’instar des autres prévenus qui l’ont précédé à la barre dans cette affaire, a nié toutes les charges portées contre lui.

« Je ne suis pas vendeur d’armes. C’est par nécessité que j’ai vendu mon fusil de chasse avec deux cartouches à Thierno Sadou Diallo (un autre accusé dans cette affaire NDLR). J’avais ma maman venue du village qui était malade. Aussi, le mois de carême pointait à l’horizon. En vendant mon fusil, je pensais pouvoir sauvegarder ma dignité. Mais aujourd’hui, je le regrette », explique le marchand Thierno Sadou Diallo.

Maitre Mory Doumbouya de la partie civile fera observer que cette transaction est illégale, illicite et irrégulière. Selon cet avocat, l’accusé n’avait aucune autorisation de port d’armes.

Me Mory continue son questionnaire en précisant que selon le procès verbal, l’accusé a déclaré que sur chaque arme vendue, il avait un intérêt de 700.000 francs guinéens.

M. Diallo rejette cette allégation et ajoute que l’arme qu’il a vendue lui appartient. D’ailleurs précise-t-il, il regrette de l’avoir vendu, parce que s’il ne l’avait pas revendu, il n’allait pas se retrouver dans cette situation.

Maitre Saa Lamy Kamano, également de la partie civile, laisse entendre que ‘’ c’est pour la première fois qu’il entend parler de fusils de chasse dans cette affaire, alors que dans le procès verbal (PV) de l’accusé, il est question d’armes de guerres. Selon le PV, les armes de guerre ont été fournis par Thierno Sadou Bah’’

Thierno Sadou Bah dit ne rien de savoir sur ‘’ces armes de guerre’’. « je ne suis pas quelqu’un du genre à fournir des armes de guerre. Je ne peux pas faire ça, même si j’ai les moyens je ne le ferai jamais », s’est défendu M. Bah.

Interrogé par la défense, M. Bah révèle que c’est par l’intermédiaire de Thierno Sofiane Diallo (un autre accusé dans cette affaire décédé dans son lieu de détention NDLR), qu’il a connu Thierno Sadou Diallo, à qui il a revendu son fusil de chasse et deux calibres douze.

Plus loin, il dira n’avoir pas été torturé à la gendarmerie, mais, il est resté pendant trois (3) jours sans manger. On lui aurait également menacé d’allumer un groupe électrogène et de lui brancher dessus s’il ne disait pas la vérité.

-Allez-vous reconnaitre votre fusil ? interroge Maitre Amadou Oury Diallo.

-« Oui » répond M. Bah.

-Parmi les armes qui étaient exposées à la barre ici, est ce que vous avez vu votre fusil parmi elles ?

-« Allah Akbar ! (Dieu est grand ndlr), je n’ai jamais connu ces armes ! » tranche-ti-il sur un ton ferme.

-D’après les déclarations contenues dans votre Procès verbal, vous avez dit : « je vends des armes pour d’innocentes personnes ». Est-ce que vous confirmez ces déclarations ?

- « Non, je n’ai jamais dit ça. Même un fou ou un ivre ne peux dire ça », laisse entendre Thierno Sadou Bah.

Maitre Traoré, souligne quant à lui qu’on ne peut accorder aucun crédit au PV établi par la gendarmerie. Car selon lui l’accusé a déclaré qu’il a signé des Procès Verbaux dont il ignore le contenu.
Les audiences ont été levées à 18, et reprendront le mercredi 30 janvier.

Affaire à suivre…

Boubacar 1 Diallo
pour Africaguinee.com

  Rubrique: Dossier du Jour  date: 26-Jan-2013 à 14:50:14  Partager:   :

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