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Attaque du 19 juillet : Jean Guilavogui fait des révélations (Dadis, Cellou Dalein Diallo…)

CONAKRY- Que s’est-il passé dans la nuit du 18 au 19 juillet à Conakry ? En tout cas, les révélations continuent du côté de la cour d’assises. L’un des présumés auteurs de l’attaque du domicile du président Alpha Condé vient à son tour de raconter qu’on lui aurait intimé de citer des noms de certains noms de leaders politiques ainsi que celui de l’ancien chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, a constaté Africaguinee.com.
Il raconte ici les circonstances de son arrestation : « J’ai un frère du nom de Emile, il est venu me voir un lundi chez moi à Koloma entre 19h-20h, en me disant qu’il y a de l’argent quelque part. Il m’a demandé de me lever pour qu’on aille prendre. Je lui ai demandé c’est où ? il m’a dit que c’était à Cosa. J’ai insisté pour qu’il me dise la vérité avant qu’on aille. Il m’a rassuré bel et bien que oui, il y avait l’argent. En route je n’arrêtais pas de lui demander s’il me disait la vérité. Ainsi nous sommes allés à Cosa, à notre arrivée, j’ai trouvé beaucoup de voitures garées. Il y avait également une forte présence de militaires sur les lieux. Quand j’ai vu ça j’ai eu peur, j’ai dit à mon frère que je vais retourner.
Il m’a dit de monter dans la voiture, j’ai dit que je ne peux pas. Il m’a obligé à m’embarquer dans la voiture. Mais on est passé par un garage. On s’est arrêté là -bas et on a fait beaucoup de temps là -bas. Pendant ce temps je n’arrêtais pas de demander à mon frère de me dire la vérité. Il refusait.
Sur les lieux plusieurs militaires cagoulés ont débarqué, mais moi je suis resté dans la voiture. J’ai encore appelé mon frère, j’ai dit frère au nom de la forêt sacrée dis-moi ce qui se passe. Dis-moi la vérité. Après quelques temps, les militaires se sont embarqués dans leur Pick-up, celle qui était derrière nous a dépassé, une 2ème, une 3ème, une 4ème, une 5ème sont passées après on les a suivi. Après j’ai dit ah, grand frère tu ne m’a pas dit la vérité (…) j’ai commencé à douter, mais je ne pouvais plus rien.
On a pris la route de Bambeto menant à Kipé, arrivé à un certain niveau, on s’est arrêté. Tout le monde est descendu. Et il y avait des militaires sur place. Mais je suis resté dans la voiture. Bobo a tiré en l’air, les autres militaires ont aussi tiré en l’air. Quelque temps après l’ami à mon frère Bobo, est venu me demander pourquoi moi je ne descends pas ? j’ai dis y a quel problème ? il a insisté pour que je descende tirer aussi. Quand je suis descendu, Bobo a dit Amadou voici le petit dont je te parlais. Bobo avait une grenade qu’il a mise dans ma main. Elle a explosée dans ma main. Quand elle a explosé, ça coupé ma main. J’ai pris ma main. Je lui ai demandé qu’est ce j’ai fait pour que tu puisses me faire ça? Il dit que ce n’est pas lui, c’est mon frère (…) Moi je suis resté sur terre Amadou a même dit à mon frère que ce qu’il m’a fait n’est pas bon.
C’est ainsi, il m’a pris pour m’embarquer dans sa voiture il m’a conduit vers la ville. Arrivée en ville, je ne pouvais plus, j’ai pleuré (...).
C’est en ce temps qu’un gendarme est venu me trouver, je lui ai dit hé ! Il ma envoyé au camp Samory, le gouverneur est venu, il m’a dit, il faut dire la vérité on va te libérer. Mais là où j’étais je n’arrivais pas dire quelque chose parce que j’avais les vertiges. C’est ainsi qu’il a donné l’ordre, on m’a envoyé. Quand on m’a envoyé, arrivé à l’hôpital, j’ai pris la perfusion, j’ai commencé à me retrouver. C’est en ce moment que j’ai passé le numéro de mon oncle à un gendarme. En arrivant, les gendarmes lui ont refusé tous les établissements. Il a été arrêté.
Après cette perfusion qu’on m’a donnée, on m’a envoyé dans un autre bloc, il y a un capitaine qui est venu, il avait une liste, il m’a dit Jean, dis-moi la vérité. Je dis que c’est la vérité que je vais vous dire. Il a fait sortir une liste, il a dit si tu signes ça, on va t’envoyer en occident pour ton traitement. Si tu ne signes pas on va t’emprisonner. J’ai dit d’accord, cette liste est composée de quels noms ?
Il a dit qu’il y a le nom de Général Bachir, il y a le nom de Nouhou Thiam (ancien chef d'état major des armées, Ndlr)aussi, même Dadis (ancien président de la transition, Ndlr) est sur la liste, Dalein (leader de l'Union des Forces Démocratiques de Guinée, Ndlr) aussi. Je lui ai dit est-ce que vous avez votre nom ? Il dit non… C’est Dadis qui a donné de l’argent à Cellou Dalein pour faire un coup d’Etat (…) ».
Diallo Boubacar 1
Pour Africaguinee.com.
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  Rubrique: Politique  date: 12-Jan-2013 ŕ 21:01:25  Partager:   :  |
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