[IMG1] Un grand incendie s’est produit récemment dans la sous-préfecture de Balaki, préfecture de Mali-Guinée à plus de 500 km de Conakry. A l’origine de l’incendie, un tourbillon qui a envahi tout le village alors qu’il était encore l’heure de la préparation des repas familiaux. Devant l’ampleur du tourbillon, alors qu’une ménagère avait fini à peine sa préparation, le vent emporte les étincelles et les jette sur le toit d’une paillote qui s’enflamma aussitôt. Ensuite, le feu s’est rapidement propagé et a atteint d’autres cases qui se sont enflammé à leur tour.
Ainsi, toute la partie Est, qui se trouve être une zone commerciale a été ravagée par les flammes. Selon les témoins, il n’y a pas eu de perte en vie humaine, mais d’importants dégâts matériels enregistrés, d’après aussi le rapport de l’administrateur de la sous-préfecture.
Le bilan a fait état de 138 maisons et cases brûlées, 159 motos et vélos calcinés, plus de 13 tonnes de denrées de premières nécessité brûlée avec une marchandises évaluée à plus de 2 milliards de nos francs. En plus une sommes importante estimée à 5 millions de F CFA et un milliard deux cent milles francs guinéens réduit en cendre. Ce qui du coût aura plongé plus de 3 000 personnes dans la détresse totale.
De nombreuses personnes sont restés sans abri et dorment à la belle étoile, jusqu’à la dernière nouvelle. De surcroît, selon notre source d’information, plusieurs bouches n’auraient plus à manger et sont ainsi frappés par une famine extrême. Pour l’instant aucun secours n’a été encore reçu par les sinistrés, de la collectivité ou des autorités ou tout au moins de bienfaiteurs.
Des sources concordantes rappellent que c’est la seconde fois en quatre ans presque qu’au même mois qu’un incendie s’est produit à Toulabayah. C’était en 2004 plus précisément. Le bilan avait été également très lourd. 50 cases et leur contenu avaient été décimés par le feu. Toute chose qui montre la fréquence et l’ampleur des dégâts causés souvent par les incendies en saison sèche dans cette localité. Il faut souligner de passage que cette région frontalière du Sénégal est touchée de plein fouet par la sécheresse qui avance lentement mais sûrement et dans une indifférence totale des acteurs du terrain.
C’est autant dire que si rien n’est fait, le désert risque d’envahir tout le parti nord-est de la Guinée. Et les conséquences pour la faune et la flore seront tout simplement dramatiques. Il serait donc temps que les autorités compétentes à tous les niveaux (gouvernemental, régional, préfectoral et local) agissent vite pour sauvegarder l’environnement et l’écosystème du pays. Ça y va de l’intérêt de toute la Nation d’aujourd’hui et de demain.
Par Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com Ă Conakry
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  Rubrique: SociĂ©tĂ©  date: 07-May-2008 ŕ 13:55:34  Partager:   :  |