Detail de la News

Cours d’appel de Conakry : Le commandant "AOB" multiplie les déclarations fracassantes…





CONAKRY- Le procès des auteurs présumés de l’attentat du 19 juillet qui a visé le domicile privé du président de la République dans la nuit du 18 au 19 juillet 2011 se poursuit du côté de la cour d’appel de Conakry. Lors de sa comparution de ce mardi, le commandant Alpha Oumar Diallo alias « AOB » s’est violemment attaqué à la personne du procureur de la république qu’il a qualifié de « Satan, quelqu’un qui ne craint pas Dieu », a constaté sur place Africaguinee.com.

Durant son audition l’accusé a encore nié en bloc tous les chefs d’accusations portés contre lui. Le commandant AOB se dit " victime de sa fidélité", car dit-il, il est un inconditionnel.

Dans sa lecture du Procès Verbal, le parquet par la voix du procureur a soutenu que c’est le 20 juillet 2011 à 15h qu’il a été entendu par le juge d’instruction.

Pour sa part, le procureur de la république, Me William Fernandez, a dit que rien n’a été fait en violation du code de procédure judiciaire. Selon lui, Les officiers de police judiciaire sont venus pour recueillir les premières informations.




« Depuis que vous êtes là, ce sont des contrevérités, des sonnettes qui ont été avancées ici pour cacher la réalité » a lancé le procureur général.

Répondant au procureur le commandant AOB visiblement médusé par le contenu du procès verbal martèle « Je n’ai pas été entendu par la police judiciaire, c’est grave ce que vous êtes en train de dire, c’est un gros mensonge, c’est faux. Si le procureur veut ma tête, je la lui donne à couper. Il n’y a jamais eu de PV (Procès Verbal, Ndlr) le 20 juillet », a rétorqué de manière catégorique l’accusé.

Ne pouvant plus se contenir face aux accusations, le commandant « AOB », visiblement sur ses nerfs, a indexé le procureur en le qualifiant de « Satan » puis d’ajouter que « M. Fernandez n’a pas peur de Dieu, c’est Satan ».

Aussitôt un tohubohu s’en pare de salle d’audience surtout entre le parquet et la défense le tout sur fond de désaccord. Ce n’est que quelques minutes plus tard que les audiences ont repris.

Pourquoi êtes-vous allez au domicile du président de la république à 2h du matin avec un groupe d’assaillants ? demande Maitre Fernandez.

« Je ne peux le dire, demandez à ce groupe d’assaillants. Je ne suis pas parti chez le président, on m’a envoyé sur les lieux » répond l’accusé, le commandant Alpha Oumar Diallo.

Vous avez dit ici à la barre qu’il y a des gens impliqués dans cette affaire, et qu’au cours des audiences nous le saurons. Qui sont ces gens ?

« Lorsque les témoins seront là, vous le saurez parce que vous ne pouvez pas sacrifier une partie des militaires et laisser une autre pour des raisons personnelles » a lancé le commandant AOB.
Reconnaissez-vous que le domicile du président a été attaqué dans la nuit du 18 au 19 juillet ? « non !» répond-il.

Les audiences ont été suspendues à 17 heures et reprendront demain à 9 heures

Affaire à suivre…

Diallo Boubacar 1
Pour AFRICAGUINEE.COM



  Rubrique: Dossier du Jour  date: 08-Jan-2013 ŕ 22:20:25  Partager:   :

The Nun'S copyright -- design by Nun'S