
CONAKRY- La gratuité de la césarienne et des soins obstétricaux ont été l’unes des promesses de campagne du candidat du « RPG-Arc-en-ciel » en 2010, aujourd’hui président de la république de Guinée.
Quelques mois seulement après son investiture, le président Alpha Condé a instruit son gouvernement à travers le département de la santé et de l’hygiène publique, d’appliquer cette décision dans toutes les structures sanitaires publics du pays. Aujourd’hui, cette mesure qui est devenue presque effective dans toutes les structures sanitaires du pays, est un réel motif de satisfaction des populations guinéennes « J’avais perdu mon premier enfant parce que mon mari n’avait pas les moyens de payer les frais pour mon opération. Actuellement, avec cette mesure, les femmes sont quasiment libérées. Donner la vie ne devrait plus être un danger pour la femme » a témoigné Mme Fatou Bangoura, ménagère de son état.
En 2008, le taux de mortalité maternelle avait été réduit de 43 % par rapport à 1990 mais il demeure très élevé. La politique nationale de la santé publique prévoit des soins de santé maternelle, mais les ressources humaines pour appliquer cette politique sont insuffisantes. Une politique d’assurance maladie est en cours d’application pour couvrir la grossesse et l’accouchement, et les césariennes sont gratuites. Actuellement, il existe uniquement une école privée qui dispense une formation directe de sage-femme en trois ans. Étant donné les conditions de vie difficiles dans les campagnes, la moitié des effectifs de sages-femmes est concentrée dans la capitale, et il n’y a pas d’incitation à pourvoir les postes en milieu rural. Les autorités se sont engagées à développer un système de rotation du personnel sanitaire et à renforcer la formation des sages-femmes avant l’emploi et pendant l’emploi.
Selon des données fournies par le fonds national pour la population, toutes les deux minutes, une femme meurt de complications liées à la grossesse, les quatre causes les plus fréquentes étant une abondante perte de sang après l'accouchement, une infection, l'hypertension durant la grossesse, et un avortement pratiqué dans des conditions dangereuses. Quatre-vingt-dix-neuf pour cent des décès maternels surviennent dans les pays en développement; la plupart auraient pu être prévenus par des interventions d'efficacité démontrée.
En 2010, le ratio mondial de mortalité maternelle était de 210 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes. L'Afrique subsaharienne avait le ratio de mortalité maternelle le plus élevé, avec 500 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes.
En Afrique subsaharienne, une femme sur 39 meurt dans le cours de sa vie de complications liées à la grossesse ou à l'accouchement. En Asie du Sud-Est, c'est le cas d'une femme sur 290, et dans les pays développés d'une femme sur 3 800.
Outre cet aspect lié à la gratuité de la césarienne et des soins obstétricaux, il faut noter aussi, l’amélioration de la disponibilité des médicaments essentiels génériques dans les structures sanitaires, grâce à la politique menée par la direction générale de la pharmacie centrale de Guinée.
Avec l’appui de certains partenaires au développement, notamment l’ONG internationale « Médecins sans frontières », la Guinée a réussi cette année à combattre de façon énergique l’épidémie de choléra qui a l’habitude de faire des ravages dans tout le pays.
AFRICAGUINEE.COM
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  Rubrique: Politique  date: 29-Dec-2012 ŕ 18:34:08  Partager:   :  |