
CONAKRY- Lors d’une conférence de presse animée ce matin, le porte-parole du collectif et l’ADP a exprimé son indignation face à la précipitation qui a caractérisée selon lui, l’annonce de la date des élections législatives par le président de la CENI, a appris Africaguinee.com.
« Nous avions espérer que cette nouvelle CENI (commission électorale nationale indépendante, Ndlr) relativement consensuelle allait pouvoir se saisir des différents dossiers au sein de la CENI pour les traiter de façon collégiale. Nous avions aussi espérer que les deux dernières revendications de l’ADP et du collectif allaient connaitre de la part des autorités un examen attentif, pour que ces deux revendications soient satisfaites, pour que la voie soit complètement ouverte pour l’organisation d’élections libres et transparentes. » a entamé Aboubacar Sylla.
Or regrette-t-il, le président de la CENI sous pression des autorités s’est précipité pour donner une date qui n’était pas convenue au sein de la CENI.
« Malheureusement nous avons été surpris de voir sur le petit écran de la télévision nationale le président de la nouvelle CENI déclaré que les élections législatives vont se tenir le 12 mai 2013 et que cette date est retenue par la CENI. Nous estimons qu’il ne s’agit pas du tout d’une date de la CENI, mais une date qui a été proposée tout simplement par le président de la CENI et non par la CENI. Parce que la CENI en son sein a une procédure de prise de décision qui est formalisée par un règlement intérieur. C’est l’assemblée plénière de la CENi qui est souveraine pour prendre des décisions d’importance. Mais malheureusement, pendant que cette assemblée était en train d’examiner les différentes hypothèses d’un chronogramme possible, le président de la CENI sous pression des autorités et d’autres éléments de la communauté internationale s’est précipité pour donner une date qui n’était pas convenue au sein de la CENI », a laissé entendre le porte parole des deux blocs de l’opposition.
Selon le leader de l’union des forces du changement, le problème n’est pas la date elle-même, c’est le contenu du chronogramme qui conduit à cette date. « L’importance pour nous est que les différentes étapes du chronogramme soient respectées. Que toutes les étapes qui doivent conduire à la transparence du processus soient franchies progressivement. Notre souci premier c’est la révision du fichier électoral soit exécutée non pas par le fameux couple Waymark-Sabary, qui a montré depuis longtemps ses limites. Mais un nouvel opérateur opérateur technique choisi sur des critères de transparence et qui sera doté d’une bonne réputation et d’une bonne capacité et surtout qui soit impartial et neutre, » a-t-il rappelé.
Pour Aboubacar Sylla le chronogramme qui a été délivré n’intègre pas les préoccupations de l’ADP et du collectif. S’agissant du vote des guinéens de l’étrangers, il estime qu’ils sont fondés à voter lors des élections législatives sur le scrutin des listes nationales.
L’ex ministre de la communication, a saisi cette occasion pour dénoncer ce qu’il appelle des violations graves des droits de l’homme à l’intérieur du pays
« Les questions de sécurité ne sont pas résolue, les questions économiques ne font qu’empirer, les entreprises publiques et privées ne font que fermer les unes après les autres. Les grands majors miniers qui s’étaient engagés à dépenser des millions de dollars sur des mégas projets qui auraient pu permettre le décollage économique du pays sont en train de se décourager les une après les autres. Et pire que ça on voit à l’intérieur du pays des violations graves des droits humains. »A-t-il regretté.
Boubacar 1 Diallo
Pour AFRICAGUINEE.COM
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  Rubrique: Politique  date: 18-Dec-2012 ŕ 18:34:05  Partager:   :  |