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Le discours polémique du PM:"M. le Président de l’Assemblée, vous comprendrez que en tant que chef d
[IMG1]L'intervention du premier ministre Lansana Kouyaté devant le comité de veille, le 17 avril dernier continue de soulever des polémiques parmi les populations guinéennes.Aveu d'impuissance ou maladresse de Lansana Kouyaté?Le débat reste ouvert sur le discours du premier ministre dont nous vous livrons le contenu...
"Je voudrais, pour commencer vous dire que je n’ai pas été toujours avec vous parce que peut être, il y a eu un malentendu. Nous nous sommes rencontrés avant ces réunions. Il m’a été demandé dans le cadre du comité de veille de désigner un comité inter ministériel et de désigner les fonctionnaires pour soutenir cette commission inter ministérielle qui serait avec vous pour discuter des questions. Et c’est ce que j’ai fait. C’est la première fois qu’on me demande de venir, et c’est la première fois que je viens. J’aurais pu venir si on me l’avait demandé. Mais, moi j’ai voulu respecter ce qui a été arrêté à l’origine. J’ai constitué le comité inter ministériel pour une rencontre. J’ai constitué le comité d’experts qui est là en assiduité. Mais, jamais on ne m’a demandé de venir. C’est la première fois qu’on me dit de venir. Et dès que cela m’a été demandé et malgré l’avis de certains de mes Ministres qui ont suggéré que, les questions qui se posent étant d’ordre économique, j’attende que le Ministre de l’économie soit là ; j’ai dit non. Il n’est pas là aujourd’hui, mais nous nous allons accepter de venir. Ce n’est pas parce que je ne me soucie pas de vos débats. Au contraire, si vous m’aviez dit d’être là à chaque fois, je serai venu à chaque fois. Je remercie Mme Serah Diallo par ce qu’elle a exprimé ma disponibilité pour nos réunions habituelles.
Quelle solution à la crise généralisée nationale ?
Le gouvernement est conscient que la solution au phénomène qui se passe sur le plan mondial ne peut en priorité être que nationale. Ce qui s’est passé en Haïti, en Côte d’Ivoire, c’est qui s’est passé en Égypte, au Burkina, au Cameroun, au Sénégal ; ce qui se passe ailleurs, aurait pu se passer ici. Ça ne s’est pas passé encore parce que à mon avis, il y a eu une volonté d’anticipation et un dialogue. Une volonté d’anticipation qui s’est exprimée par la commande de cent bus avant que cette crise mondiale ne commence. Je rappelle que les bus ont été commandés déjà depuis longtemps. Je suis heureux de vous annoncer que les connaissements étant reçus, le navire qui ne devait initialement amener que les 50 bus, grâce aux efforts fournis par le Ministre des transports, ce sont les 100 bus plus les 3 véhicules techniques qui arriveront le 04 mai 2008.
Nous avions pensé à ça, pas comme mesure d’accompagnement mais, comme mesure de soulagement des populations dans un contexte où la circulation devenait difficile. Nous avons pensé au transport fluvial qui n’a jamais été exploré ici. Les deux traversiers qui relient désormais les îles au continent sont fonctionnels ; On y avait pensé avant la crise. (…) Et les négociations avaient commencé avant que la crise ne soit déclenchée. La décision d’augmenter le salaire des fonctionnaires de 10% a été prise depuis janvier 2008. Cela a été étudié en 2007, ce n’était pas non plus une mesure d’accompagnement, mais de soulagement, parce que ce gouvernement est conscient que la Guinée faisait absolument face à un problème particulier.[IMG2]
Je l’ai toujours dit à l’Inter centrale. Avant même que je ne sois Premier ministre, je savais que les fonctionnaires guinéens sont les plus mal payés de la sous région. Face à ces bas salaires, vous avez le plus bas revenu. Face à ce faible revenu, vous avez le plus faible budget dans le budget de l’Etat en fonctionnement et en écriture. C’est ainsi que l’Etat a fonctionné. Il est clair que même si le bon diagnostic est posé, si la bonne médecine n’est pas appliquée, le mal va continuer.
Nous ne devons pas être dans la position du médecin qui sort des salles d’opération pour dire aux parents : "l’opération a réussi mais le patient est mort". Ça veut dire que de l’économie, on peut faire ce qu’on veut. L’économie est comme un tissu que vous allongez. Si vous voulez le couper, vous coupez court, si vous voulez augmenter la taille, vous le faites. On peut tout subventionner si vous voulez. Mais la gestion des conséquences, c’est ce qui est difficile...
Comment sortir du blocage de l’administration ?
Les nominations aux emplois civils, je crois que cette question a été largement débattue. La réalité est là , messieurs les présidents. Vous savez ce que c’est. J’ai trouvé un décret. Effectivement, le chef de l’Etat me dit de nommer aux emplois civils suivant probablement l’accord que vous avez signé. Très rapidement, je me suis rendu compte que c’était un décret difficile à appliquer. Parce que simplement, celui qui a été nommé par décret, ne peut être remplacé par arrêté. Tous les juristes sont unanimes là -dessus.
D’où soit, comme ailleurs, le Premier Ministre doit être autorisé à nommer à certains emplois et qui doit être précisé par décret pour régler le problème. Puisque ailleurs ça se fait. Soit si c’est par décret présidentiel que tous les décrets qui sont soumis soient signés. C’est aussi simple que ça. Nous sommes toujours avec les mêmes à cause de ce blocage. Moi, je ne vous cache pas. Je n’occulte rien. La faute ce n’est pas à moi, ce n’est pas au gouvernement. Je suppose que ça fait partie de vos discussions ici.
Je ne sais pas jusqu’où vous êtes allé. Donc, je suppose que vous posez plutôt la question aux présidents des institutions, pas à moi. Moi, j’aurais souhaité que l’administration aille vite. Cela suppose qu’il y a la psychose probablement : le gouvernement a été renouvelé entièrement, les préfets aussi. Mais une administration ne se renouvelle jamais complètement, c’est impossible. Pensez-vous qu’on va renverser la terre dans l’administration à la base ? C’est impossible. Mais, on crée la psychose. La vérité est que, il y en a qui sont prêts pour le changement, il y en qui sont contre. Ceux qui sont contre, je souhaite qu’ils acceptent pour qu’on aille de l’avant avec moi ou non. Cela va faciliter les choses.
Après l’audit, poursuivre les auteurs des malversations financières
Pour les audits, j’ai appliqué comme il le fallait les instructions qui sont contenues dans la feuille de route qui m’a été donnée par l’accord et par le chef de l’Etat. Les audits ont été menés par la combinaison de nos inspecteurs d’Etats et des services privés qui ont accepté.
Un résultat a été obtenu dont la synthèse vous a été communiquée. Le conseil a décidé de la publication. En tout cas, j’ai vu sur Internet les résultats. Soyez sûr que les détails, je vais les donner à chacun de vous ici, vous pourrez même lire. Ce sont des milliers et des milliers de pages. Ce que le conseil a décidé, c’est que les interpellations se fassent, que l’agent judiciaire de l’Etat soit saisi. Et cela a été déjà fait. Et que tous ceux qui sont concernés soient interpellés.
La justice a réponse à la question que vous avez posée. Il appartient à la justice de décider sur ce qu’il faut faire avec ces cas de détournements. Nous, nous n’avons fait que constater. Je souhaite que la justice soit libre, qu’elle soit juste et qu’elle soit indépendante. C’est tout ce qu’un exécutif peut souhaiter. Soyez sûrs que nous nous préoccupons aussi, puisqu’il y a 13.000 fictifs. Ça, ce n’est qu’essentiellement dans l’éducation. On doit faire la vérité sur tout ça. Et ce n’est pas moi qui m’y opposerai. Faisons confiance à notre justice quelles que soient les appréhensions qu’on peut avoir. Puisque là aussi, il y a beaucoup de choses à faire.
Le dossier BNP Paris bas et la crise énergétique
Nous avons fait des opérations sur la base des crédits de la BNP. Un crédit dont je ne regrette nullement. D’ailleurs, M. le président de l’Assemblée, je sais qu’il y a eu une commission d’enquête parlementaire sur le fonctionnement du crédit. Quand on fait une enquête, M. le président de l’Assemblée, il faut en publier les résultats. Je veux que la vérité ressorte sur ce crédit. Parce que rien ne nous a amené à cette décision que la nécessité encore de soulager le peuple. C’est un crédit total de 150 millions d’euros revolving en raison de 20 millions d’euros.
E.D.G fonctionnait à l’époque, comme vous le avez, avec un seul groupe qui marchait. Aujourd’hui, tous les groupes ont été réparés. Mais, maintenant on n’a plus de carburant que ce crédit avait permis d’avoir. Ces groupes ont été largement pompés pendant la CAN. L’argent est toujours disponible, on peut le prendre. La BNP est venue nous demander si nous voulons y faire recours. C’est moi qui ai dit non, on prend plus. Ici, tout ce que vous faites est objet à interprétations des plus tendancieuses. Si tel est le cas, subissons. Je crois le solde n’est plus que de 400 000 dollars. Le compte qui a été ouvert est un compte principal qui appartient à la Guinée. Le second compte devait être alimenté par ce que l’Etat verse à E.D.G qui est de 4 milliards GNF. Quand je venais, ce montant était de 2 milliards et j’ai ordonné de le doubler ; avec cette gestion lamentable d’E.D.G, les recettes qui rentraient n’étaient aussi que de 2 milliards. Donc le compte était alimenté par les 4 milliards de subvention de l’Etat et les 2 milliards de recettes de l’EDG. Le compte a toujours appartenu à la Banque Centrale de Guinée. Le Premier ministre n’est pas signataire. C’est le ministre des finances et le gouverneur de la BCRG qui sont signataires. C’est un compte ordinaire comme on les trouve partout ailleurs. Puisque c’est moi qui l’ai initié, ç’a paru suspect, j’ai dit on arrête. S’il faut attendre les pluies, attendons les pluies. Il paraît fort heureusement que ça commencé vers Kindia. Garafiri va recevoir sa dose de pluie. Les 5 groupes ont été réparés à grand frais.[IMG3]
Opération riz : Un scandale financier de 51 milliards GNF
Le riz est venu pour faire face à deux choses : la période de soudure qui est encore à nos portes et le ramadan. Ayant regardé partout, nous avons dit, il faut faire appel au même crédit avec Paribas. Mais, que ça soit remboursé non pas par E.D.G, selon le schéma qui avait été arrêté, mais par les recettes de vente du riz. Etant donné que l’Etat ne vend pas, il fallait passer le riz aux commerçants. Là aussi, les remboursements n’ont pas été effectués comme il fallait. Aujourd’hui, je crois que ce sont des arriérées de 51 milliards qu’ils doivent. J’ai demandé au ministre de la sécurité et à celui du commerce de les interpeller. Si l’argent n’est pas payé, si ces commerçants ont du riz, on prend leur riz pour constituer notre stock de sécurité.
Quels remèdes à la flambée du prix du riz ?
Le ministre des mines et le ministre du commerce étaient allés déjà en Malaisie où ils ont passé plusieurs jours et rencontré un groupe d’opérateurs qui séjournent actuellement en Guinée.
Ces opérateurs malaisiens et leurs banquiers sont prêts, malgré la hausse des prix sur le marché mondial, à nous garantir 300.000 tonnes de riz pour une année au moins à 280$ la tonne rendue à Conakry. Mais contre quoi ? Et c’est là que le bât blesse. Contre notre part de bauxite dans CBG. A l’époque, j’avais naïvement pensé qu’on pouvait négocier avec ALCOA. Parce qu’on a que 300 tonnes, ce qui est peu. Je dis à la limite, on leur vend ça. On fait les calculs de différentiel. Malheureusement, ce quota qu’on a, est programmé jusqu’en 2009. Les bateaux déjà programmés sur CBG, vous avez en moyenne 200 navires qui viennent. On ne peut donc pas remettre en cause ces accords. Il fallait trouver une autre solution alternative. Ce à quoi nous sommes entrain de nous employer.
On a fait appel à la banque ICB et les négociations ont commencé. Non seulement pour trouver du mazout pour EDG mais, aussi pour la constitution du stock régulateur. On était encore au point de conclusion. Mais, je souhaite pour l’un et pour l’autre qu’on ait des résultats pour que ce fameux stock régulateur soit rapidement mis en place. Je dois vous informer que dans le cadre du même effort, l’Afrique du Sud nous envoie du riz. L’ambassadeur sud-africain nous a informé que le navire a déjà quitté un pays latino américain pour le port de Conakry. Je suis entrain de vous parler de tout ce que nous sommes entrain de faire pour constituer le stock régulateur. Puisque la hausse du prix du riz ne s’arrêtera pas d’aussitôt. C’est ça la vérité.
Les pays qui produisaient du riz étaient sous développés, ils sont maintenant développés. Les habitudes de consommation ont changé. Ceux qui ne mangeaient pas du riz, ont commencé à en manger. Donc, la demande même dans les pays développés s’est accrue. Ajoutez à cela, le taux de croissance naturelle de la population. Les autres denrées : l’huile, le blé servent maintenant à autre chose qu’à nourrir les hommes puisque, ça sert à la bio énergie.
La farine, le prix a augmenté parce que la production du blé a été amputée de 40% pour aller à l’énergie. La même chose pour l’huile de palme. Puisque l’huile de palme ne sert plus qu’a alimenter les hommes. Ça sert aussi à la bioénergie. Il y en a même en Guinée maintenant. Puisque moi, j’en ai un échantillon dans mon bureau.
Vous mettrez le carburant produit avec l’huile de palme dans votre véhicule, je vous le recommande d’ailleurs. Au moins, ça ne sera pas le même prix que l’essence. Moi, je le faisais en Côte d’Ivoire ou son utilisation est courante. Même ici, il y a des usines qui sont terminées, puisqu’on m’a demandé d’aller en voir une, qui utilise ce produit. L’utilisation se diversifie et du coup, cela pèse sur la consommation directe de l’homme. Ce n’est pas que dans le domaine du riz.
La relance de la production agricole
Tout cela m’amène à vous dire une fois encore que nous devons penser à la production. C’est cela la solution de long terme. Dans ce cadre nous avons défini un partenariat stratégique avec la Chine. Des commissions sont déjà constituées de part et d’autre fort heureusement. Ce sont nos ressources minières contre les infrastructures, l’électricité, l’eau, l’agriculture qu’ils vont fournir. C’est déjà décidé, c’est hier que nous avons adressé une correspondance aux Chinois. C’était l’objet de la visite du vice ministre Chinois du commerce en Guinée. Une enveloppe globale est dégagée qui doit être utilisée à l’aménagement des terres pour l’agriculture, à la construction des nouveaux barrages.
Pour les intrants, il ne faut pas se limiter à la facilité d’importation, il faut produire. Pourquoi ne pas en produire, les intrants sont produits au Mali.
Il faut penser produire des intrants en Guinée. Et on le peut. De toutes les façons, les contacts sont déjà pris par le ministre de l’agriculture. Je souhaite que cela marche.[IMG4]
Le 25, nous allons lancer la campagne agricole pour la région forestière. L’argent que cela nécessite dont tout n’était pas prévu dans le budget, a été trouvé. La campagne donc comme prévu sera lancée à N’Zérékoré le 25 avril prochain. M. le ministre de l’agriculture venez pour que l’Assemblée approuve pourvu que la campagne démarre effectivement le 25 avril. Pour le lancement du projet coton, j’en suis satisfait des résultats que la campagne a donnés. Et je vous assure que c’est au-delà de nos espérances. Et partout, tout le monde reconnaît que la fibre du coton générée dans ces contrées guinéennes, qui s’étendent jusqu’à Koundara et à Gaoual, est meilleure à toutes les autres produites dans la sous région. Nous commençons à rentrer dans les négociations autour du coton. Donc, je ne regrette pas d’avoir pris des décisions que nous avons dû faire par chirurgie. Mais je sais que l’Assemblée le comprendra.
De la prime de transport après la hausse du prix du carburant
La vérité est que le montant qui avait été prévu au moment où on faisait le budget et le début du réajustement du prix à la hausse, ce n’est pas avril, c’était janvier. C’est en janvier, qu’on allait de 5500-5800 jusqu’à 6000 GNF. Le calcul du budget qui a été fait, l’a été sur cette base. Cette valeur est prise en compte dans le budget de 2008. La multiplication du différentiel entre 7000 et 4300 par le nombre de mois jusqu’à décembre, fausse la situation. Le vrai calcul consiste à savoir ce qui a été fait au moment où on établissait le budget. Si on veut aller loin dans les calculs, il faut tenir compte des situations des taux d’intérêt, il faut tenir compte aussi des situations des prix de baril. On peut ne pas aller à ces détails. L’Etat doit faire de toute façon un effort. Les 15 000 GNF qui ont été prévus par moi, on les met de côté. Les 5200 GNF et les 7000 GNF qui ont été obtenus, constituent le bonus. Les calculs que nous devons faire, c’est entre la valeur du litre qui a été pris en compte dans le budget 2008 qu’on a pas appliqué et 7000. C’est ce qu’on doit prendre comme valeur pour savoir quelle est la marge du gouvernement. Je considère qu’il n’y a pas d’économie pour l’économie. L’économie n’est qu’un moyen. En dernière instance, l’économie est faite pour satisfaire les besoins des hommes qui créent la richesse. L’économie n’est pas une fin en soi. Quand vous ne faite qu’accumuler et vous ne redistribuer pas, alors vous faite de l’anti-économie. Par ce que ça va avec la nécessité de la vie. Ceux qui vont plus loin dans cet esprit, disent que la propriété ne se trouve que dans l’usage. Ce que vous utilisez, c’est ce qui vous appartient. On ne peut pas aller d’un extrême à un autre. Vous ne pouvez pas utiliser ce que vous n’avez pas produit. Trouvons l’argent pour enrichir l’Etat pour que riche de cette richesse, nos populations aient leur condition améliorée. Par ce que, l’économie n’est pas une finalité. Pour ce qui concerne la fourchette des 6 000 et 9 000 GNF, je le concède. Dépendant de ce que les calculs réels vont donner. Ça peut se situer dans la fourchette, ça peut aller au de-là , ça peut aller en deçà .
De l’insécurité
Le gouvernement lors de sa dernière session, a observé qu’il y avait encore une recrudescence de l’insécurité. Nous avons interpellé les forces de sécurité. Et nous leur avons fait observer qu’à chaque fois qu’on relâche les patrouilles publiques, il y a une recrudescence. Nous avons demandé que les patrouilles publiques reprennent.
Fort heureusement que lors des comptes rendus qui me sont faits, vers Faranah et entre Guéckédou et N’Zérékoré, les opérations coups de points qui ont été menées à ces endroits ont porté certains résultats. Vous savez que c’est un serpent à plusieurs têtes. Donc, il faut que la vigilance soit de mise 24/24h. La police a été équipée de motos. Ce n’est pas que la police. On peut voir un ou deux policiers arrêtés ou postés à un carrefour. Mais encore une fois, nous avons de ce côté besoin de beaucoup d’efforts. Tout ça ce sont des dispositions que nous devons adopter pour que chacun respecte et la fonction et ta tenue. Mais, je crois que le ministère de l’intérieur est entrain de faire ce travail. De nouveaux équipements ont été récemment reçus.
De l’assainissement des villes
Concernant la propreté de la ville, j’ai parlé de confier aux professionnels le nettoyage de la ville. Comme partout, dans toutes les grandes villes qui se respectent c’est le secteur privé, qui n’est pas antinomique, qui se charge du nettoyage. Le secteur privé va utiliser les guinéens. J’ai rencontré la banque Mondiale, ils m’ont dit qu’ils ont appris qu’on veut privatiser. J’ai dit Oui et que je le ferrai. Ils m’ont demandé et le PDU3 ? J’ai rétorqué pourquoi la ville est salle ? Pour moi, seul compte le résultat. J’ai la joie de vous dire que l’Afrique du sud nous a offert 20 camions spécialisés dans le nettoyage qui ont quitté le port de Johannesburg pour Conakry. Avec une société privée que l’Afrique du Sud prend en charge pour au moins pour 4 à 5 ans. Cette société va venir prendre les travailleurs de nos communes pour les employer. PDU3 puisque c’est la Banque Mondiale, nous disons Oui continuer, il y a de la place pour tout le monde. Si Conakry a besoin de la propreté Kindia en a besoin, Labé en a besoin, Kankan en a besoin…. On a besoin de ça partout. Trop de viande ne nuit pas la sauce. Cela a trouvé que le ministère de l’habitat avait déjà lancé un appel d’offre. Et certains partenaires qui vivent avec nous ici, disent qu’ils peuvent financer pour 2.500.000$ an sur au moins 3 ans. Je ne sais pas ce que le ministère a décidé. Mais, on va faire la méthode le 1er qui vient, on le prend, le 2e qui vient, on le prend, le 3e qui vient on le prend. On a besoin de tout ça. Surtout que ça ne coûte pas beaucoup. Pour l’Afrique du Sud, quand elle sera là , vous le saurez. Mais, l’Ambassadeur nous a notifié officiellement que le navire a déjà bougé.
Protéger les fonctionnaires à partir de 2009
La protection sociale des travailleurs, c’est l’une des questions que j’avais depuis mon arrivée. On a évoqué le sujet avec le BIT et en tout état de cause, j’aurai même souhaité que cet exercice commence en 2008. Mais après discutions en conseil, nous avons décidé de prévoir la prise en charge des fonctionnaires et ça ne va pas s’arrêter là . La couverture doit être universelle. Mais, il faut commencer quelque part. Il est regrettable de savoir aujourd’hui que ne cotisent que ceux du secteur privé. Donc, nous avons décidé au conseil des ministres de prévoir dans la loi des finances de 2009 la sécurité sociale pour tous les travailleurs de la fonction publique.
L’incident patronal
Je comprends parfaitement l’émotion qui s’exprime autour de ces pouvoirs. Je le comprends d’autan sincèrement et d’autant profondément que l’année dernière la procédure qui avait été suivie et qui a été dûment portée à ma connaissance, a été respectueuse de la forme habituelle. Ce qui s’est passé devant moi ici l’année dernière, c’est quand cela a été discuté en conseil des ministres, que le ministre de la fonction publique et de l’emploi a sur la base des indications du conseil fait une requête de pleins pouvoirs au ministre des affaires étrangères. Et la liste était composite. Elle comprenait le gouvernement, le patronat, les syndicalistes et même les fonctionnaires. Je voudrais rappeler qu’à l’époque, c’est le gouvernement comme peut être cela se fait d’habitude qui a pris en charge les frais de voyage et de séjour de certains membres de cette délégation dont les syndicats. Il y a eu cette fois-ci un hiatus entre cette procédure et ce qui vient de se passer. Je comprends la réaction de M. le Président du Patronat et des syndicats. Mais, M. le Président de l’Assemblée, vous comprendrez que en tant que chef du gouvernement lorsqu’un ministre a posé un acte dont je ne suis informé, il est responsable de ma part de l’entendre pour en connaître les raisons d’abord. Cela se fera en toute sérénité. Je crois que tout cela pourrait découler d’une décision de clarification, de clarté pour en finir avec ce boulet que nous traînons depuis que nous sommes arrivés.
Quelle conclusion ?
Un gouvernement ne peut pas tout réussir. Mais, il ne peut pas non plus tout échouer. La question, c’est de savoir quelle est la moyenne ou quels sont les efforts et les bonnes volontés qui se conjuguent. Je crois qu’au total que ça soit maintenant ou que ça soit dans le passé, ce qui est arrivé à notre pays, c’est la faute de tous les guinéens. L’objectif, c’est d’unir les Guinéens autour du même objectif pour que cette Guinée jeune encore soit plus jeune encore, qu’elle soit nouvelle. Que son pan palpite toujours comme par le passé. Il s’agit de paix, il s’agit de stabilité, il s’agit de changement accepté. Si ce changement est accepté par tout le monde et que les arrières pensées aussi s’effacent devant les pensées, qu’il n’y ait pas de calcul par ci ou par là . Nous devons plutôt les accepter.
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  Rubrique: Politique  date: 29-Apr-2008 ŕ 19:11:18  Partager:   :  |
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