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Justice: DSK devrait verser 6 millions de dollars à Nafissatou Diallo





NEW-YORK-S'achemine-t-on vers la fin d'une longue saga judiciaire ? Oui à en croire "le New York Times", qui révèle jeudi 29 novembre que Dominique Strauss-Kahn et Nafissatou Diallo, la femme de chambre qui l'accusait d'agression sexuelle à New York, sont parvenus à un accord financier. La procédure ciivile avait été engagée par Diallo en août 2011 pour obtenir des dommages et intérêts de l'ancien patron du Fonds monétaire international.

Dominique Strauss-Kahn devrait verser "6 millions de dollars" (4,64 millions d'euros) à son accusatrice, selon des confidences de l'ancien directeur général du FMI faites à des proches, affirme de son côté "Le Monde" dans son édition datée de samedi. "Dominique Strauss-Kahn, qui s'est rendu lui-même à New York à plusieurs reprises ces derniers mois, a confié à plusieurs de ses proches que les éléments principaux de l'accord avaient fini par être trouvés à la fin de l'été", écrit le quotidien. "Le Monde" ajoute que "selon ses confidences, il devrait verser 6 millions de dollars à celle qui l'accuse d'agression sexuelle".

L'ex-directeur général du FMI a confié également à ses proches, selon le quotidien, qu'il "contracterait un emprunt bancaire de 3 millions de dollars", son épouse, Anne Sinclair, dont il est séparé, lui prêtant les "3 millions restant".
Une rendez-vous la semaine prochaine

Les deux parties doivent se retrouver la semaine prochaine devant le juge Douglas McKeon, chargé de la procédure civile devant le tribunal du Bronx, là où habitait Nafissatou Diallo, d'origine guinéenne. "Il pourrait y avoir une session au tribunal dès la semaine prochaine", a confirmé le juge Douglas McKeon.

Aucun des avocats de Nafissatou Diallo et de Dominique Strauss-Kahn n'ont confirmé l'information. Mais un règlement amiable ne serait pas une surprise.

En mai, le juge avait refusé de classer l'affaire, comme le demandaient les avocats de DSK qui faisaient valoir une immunité diplomatique. Depuis, la procédure était au point mort.

Le juge McKeon, qui préside un tribunal qui croule sous les dossiers - 27.000 pour 27 ou 28 juges - est un adepte des accords négociés, qui évitent des procès. Et il n'avait pas caché qu'il traiterait ce dossier comme tous les autres.

"Cette affaire ne fait pas exception. Nous ferons la même chose que pour n'importe quel autre dossier civil", avait-il dit au printemps.

La procédure pénale abandonnée en août

Nafissatou Diallo avait porté plainte au civil contre DSK le 8 août 2011, en parallèle d'une procédure pénale engagée le 14 mai précédent, date de l'agression supposée dans la suite du Sofitel occupée par DSK, venu voir sa fille à New York. Elle l'accusait de l'avoir contrainte à une fellation.

DSK, 63 ans, a reconnu une brève relation sexuelle "inappropriée" avec la femme de chambre qu'il ne connaissait pas, mais a démenti toute violence ou contrainte.

La procédure pénale avait été abandonnée le 23 août 2011, le procureur ayant des doutes sur la crédibilité de Nafissatou Diallo, en raison de mensonges répétés sur certains aspects de sa vie.

Mais les deux procédures étant indépendantes, l'instruction de la plainte au civil, qui vise à obtenir des dommages et intérêts, avait continué.

Si l'accord est confirmé, l'ancien patron du FMI en aura fini avec ses ennuis avec la justice américaine, qui l'avaient contraint à démissionner de son poste au FMI le 18 mai 2011, et avaient également mis fin à ses ambitions présidentielles en France. Il s'est également séparé de sa femme, Anne Sinclair au printemps dernier.

Une agression "violente et sadique"

Nafissatou Diallo, 33 ans, qui élève seule une adolescente, n'a jamais retravaillé depuis sa rencontre avec DSK.

Elle avait dénoncé dans sa plainte au civil une agression "violente et sadique", qu'elle avait racontée dans une interview télévisée.

Mais s'il réussit à fermer son dossier judiciaire américain, DSK reste mis en examen en France, de l'affaire dite du Carlton qui porte sur l'organisation de soirées libertines avec des prostituées.

Ses défenseurs ont demandé la nullité de la totalité de la procédure, et notamment l'annulation de la mise en examen de leur client pour proxénétisme aggravé en bande organisée. La justice doit se prononcer le 19 décembre sur ce point.

Lepoint.fr

  Rubrique: Dossier du Jour  date: 30-Nov-2012 à 12:44:45  Partager:   :

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