
CONAKRY- Le gouvernement guinéen a estimé que les accusations de l’opposition guinéenne portant sur ce qu’elle a qualifié de « violations massives » de droits de l’Homme en Guinée, ne comportent pas assez de précisions ni d’éléments de preuves, a appris Africaguinee.com.
Interrogé par notre rédaction, le porte-parole de l’équipe gouvernementale, Albert Damantang Camara a aussi rappelé que les autorités guinéennes ne toléreraient guère des actes qui violeraient les droits des citoyens.
« Je pense que ce sont des accusations qui semblent porter sur les forces de l’ordre, c’est un communiqué grave parce qu’il parle de violations des droits de l’Homme, mais qui n’est pas suffisamment précis pour que nous puissions apporter une réponse précise à cette inquiétude. En effet, le communiqué parle de violations massives de droits de l’Homme, je pense qu’il est du devoir du gouvernement, dans cette matière de protéger les citoyens, bien entendu, à condition qu’il en ait les moyens en terme d’informations » a déclaré le ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi, porte-parole du gouvernement guinéen.
« Le communiqué, à part une précision sur un individu, il n’y a pas plus de détails pour identifier clairement » dira le ministre Damantang Camara, avant d’ajouter que « le gouvernement est très sensible à tout ce qui est concerne les droits de l’Homme, tout ce qui touche aux libertés publiques, et il n’est pas question que sur quelque portion que ça soit sur le territoire guinéen, qu’on accepte que ce genre de choses se perpétuent, et nous sommes prêts à intervenir, pour peu que des indications précises nous permettent de le faire ».
Avant de terminer ses explications, le porte-parole du gouvernement guinéen a invité les uns et les autres à ne pas « stigmatiser » systématiquement les forces de l’ordre sans apporter des preuves sur les prétendus exactions.
Dans une déclaration rendue récemment publique, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée de Cellou Dalein Diallo, avait attiré l’attention de l’opinion nationale et internationale sur ce qu’elle a qualifié de violations massives des droits de l’Homme en Guinée, notamment dans la commune de Ratoma, considéré comme l’un des principaux fiefs de l’opposition.
SOUARE Mamadou Hassimiou
Pour AFRICAGUINEE.COM
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  Rubrique: Politique  date: 27-Nov-2012 ŕ 20:02:13  Partager:   :  |