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Nomination du ministre Ibrahima Boiro: "Une confusion...", réagit l'opposition





CONAKRY- L’entrée au gouvernement du veuf de Mme Aissatou Boiro, froidement assassinée le 9 novembre dernier était-elle opportune ?

Pour le porte-parole du collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et l’alliance pour la démocratie et le progrès, c’est de la « confusion » totale le fait de lier l’assassinat de l’ancienne directrice nationale du trésor public et la nomination de son veuf au poste de ministre de l’environnement.

« Vous savez que la nomination d’un membre du gouvernement relève du pouvoir discrétionnaire du président de la république puisque c’est lui qui a des comptes à rendre au peuple qui l’a élu. Mais, je pense que c’est de la confusion totale de liée l’assassinat de cette pauvre dame (Mme Boiro, Ndlr) à la nomination de son mari. Normalement, la nomination d’un cadre, à quelque niveau que ça soit, doit se faire sur la base d’un certain nombre de critères dont la compétence. » a indiqué M. Aboubacar Sylla, interrogé par notre reporter.

Dans un décret rendu public hier soir, le président Alpha Condé a créé la surprise en nommant Pr. Ibrahima Boiro, veuf de l’ancienne directrice nationale du trésor public, au poste de ministre de l’environnement.

Cette décision du chef de l’Etat a été diversement interprétée par les différents observateurs. Si certains apprécient cette décision qui selon eux vise à prouver que les nouvelles autorités guinéennes ne céderont pas face à la menace de ceux qui sont contre le changement, d’autres par contre jugent l’acte un peu hâtif. Ces derniers estiment que le locataire du palais sékoutoureya devraient d’abord attendre l’aboutissement des enquêtes qui ont été ouvertes pour élucider les circonstances de l’assassinat de Mme Boiro.

Âgée de 58 ans et mère de quatre enfants, la directrice nationale du trésor public a été tuée le 9 novembre dernier dans la banlieue de Conakry par des hommes armés.

Son assassinat serait lié au démantèlement d'un réseau qui avait tenté en mai 2012 de détourner plus de 13 milliards de Francs guinéens de la Banque centrale de la république de Guinée (BCRG) impliquant plusieurs cadres du Trésor public, du ministère des Finances et de la Banque centrale.

SOUARE Mamadou Hassimiou

Pour AFRICAGUINEE.COM

  Rubrique: Politique  date: 27-Nov-2012 ŕ 17:38:54  Partager:   :

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