[IMG1]Lors de sa sortie très médiatisée face au Comité de veille, le Premier ministre Lansana Kouyaté a dénoncé les coups bas et autres intriques dont il est victime depuis sa nomination.
Lansana Kouyaté après avoir rassuré ses partenaires sociaux sur ses intentions à offrir à la Guinée le bien-être et le mieux-être a accusé les institutions républicaines de vouloir traîner les choses. Car selon lui, la balle pour une sortie de crise se trouve dans le rayon de ces dites institutions.
Parlant des nominations aux emplois civils par le Premier ministre qui tardent à voir encore à se concrétiser, Lansana Kouyaté dira : « le président de la république m’a demandé de nommer les hauts fonctionnaires de l’Etat Hormis les présidents des institutions républicaines et… je lui ai répondu qu’il doit prendre un décret (…) pour en faire une loi. Beaucoup de cadres qui devraient être nommés par arrêté se font nommer par décret. Ce qui rend la tâche plus compliquée… »
S’agissant de l’élargissement du Gouvernement, Kouyaté informera le Comité de la concertation qui s’est déroulée entre le Président et lui. « Le Président souhaite l’élargissement du Gouvernement qui, à ses yeux, reste lourd. Là aussi, les discussions n’ont pas évolué car des ministres sont, depuis, nommés. Impossible pour eux d’avoir leurs cabinets pour savoir s’ils sont compétents ou pas (…)
Parlant des audits commandités par l’Assemblée nationale ‘’dans son dos’’ selon ses termes par rapport au compte guinéen à la Banque BNP Paribas, les fonds alloués à l’EDG ou la filière coton en Haute Guinée, Lansana Kouyaté, comme pour exprimer la clarté de sa gestion, demandera au Président de ladite assemblée Aboubacar Somparé de publier maintenant les résultats.
« Monsieur le Président, une enquête est faite pour être publiée. Donc, je vous invite à publier les résultats des audits sur notre gestion… », lui dit-il.
Un passage qui fera dire aux plus pessimistes que Lansana Kouyaté croit dur comme fer en sa meilleure gestion de la chose publique.
« Depuis ''Bel air'', des projet de décrets souffrent de signature. Chacun connaît où ça coince. (…) Soit on modifie la constitution pour donner au Premier ministre le pouvoir de nommer des hauts fonctionnaires ou on signe les projets de décret déjà soumis… », déplore le Premier ministre guinéen qui entend aller loin pour réussir sa mission. Avant d’annoncer l’arrivée, le 4 mai prochain, du premier convoi de bus promis par son Gouvernement.
Mamadou Camara
Depuis Conakry pour africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 23-Apr-2008 à 12:42:34  Partager:   :  |