
CONAKRY-L'opposition guinéenne va-t-elle accepter une supervision des élections législatives par l'Organisation internationale de la francophonie(OIF)?Le collectif et l'alliance pour la démocratie et le progrès(ADP)ne cachent pas leur méfiance à l'égard de cette institution internationale qui avait supervisé la présidentielle de 2010.
Ces deux blocs de l'opposition n'excluent pas le recours à une autre institution internationale pour superviser les élections législatives.
"e ne suis pas en train de dire que je n’ai pas confiance à l’OIF, en tant qu’institution. Mais je suis réservé par rapport à la neutralité des hommes qui animent actuellement cette institution, notamment le secrétaire général de la francophonie Abdou Diouf, qui, on le sait, est un ami personnel du président Alpha Condé", affirme Mouctar Diallo dans un entretien accordé à notre rédaction.
"Je pense qu’il faut être prudent sur l’intervention de la francophonie, il y a des institutions ou des organisations peut être mieux placées comme le système des nations unies qui pourraient légitimement intervenir pour appuyer le processus électoral guinéen", a-t-il ajouté.
Pour le pouvoir, l'OIF devrait apporter son expertise pour corriger les problèmes techniques liés au processus électoral.
Tout dépendra donc de la nouvelle commission électorale nationale indépendante (CENI) qui doit se prononcer sur le maitien ou non de l'opérateur Way Mark chargé de réviser le fichier électoral, alors que l'OIF doit sortir son rapport sur le processus électoral en Guinée, cette semaine.
En attendant, le bras de fer continue entre le pouvoir et l'opposition quand au choix de l'opérateur chargé de réviser le fichier électoral et le vote des guinéens de l'étranger.
Ahmed Tounkara
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 22-Nov-2012 ŕ 18:26:40  Partager:   :  |