 |
| Detail de la News |
Mali: un responsable de l'ONU rencontre Ansar Dine...

BAMAKO-Le représentant de l'ONU en Afrique de l'Ouest, Saïd Djinnit, a rencontré mardi à Ouagadougou des représentants d'Ansar Dine, l'un des groupes islamistes armés occupant le nord du Mali.
Il s'agit de la première rencontre officielle entre un responsable onusien et Ansar Dine, mouvement qui applique de façon stricte la charia (loi islamique) dans le nord du Mali (amputations, lapidations...), comme les jihadistes d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) qui dominent aussi la région.
M. Djinnit, qui s'était entretenu plus tôt dans la journée avec le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur dans la crise malienne pour l'Afrique de l'Ouest, a retrouvé ces responsables d'Ansar Dine à un domicile privé.
"Nous l'avons rassuré que nous sommes prêts au dialogue", a indiqué à la sortie Mohamed Ag Aharib, l'un des représentants d'Ansar Dine, soulignant que son mouvement attend de la part des autorités maliennes une "réaction" montrant qu'elles aussi cherchent "la paix".
Sur la question de la charia, il a affirmé que les islamistes avaient délivré le message suivant à M. Djinnit: "autant le Mali veut l'intégrité de son territoire, autant, nous aussi, nous tenons à appliquer la charia chez nous, elle fait partie de notre société".
Juste avant, le représentant des Nations unies s'est entretenu avec des membres du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA). Evincée du nord du Mali par les islamistes, cette rébellion touareg est laïque et désormais favorable à l'autodétermination.
Le MNLA a confirmé à M. Djinnit être "tout à fait disposé au dialogue", y compris avec Ansar Dine, a souligné Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, l'un des responsables du mouvement.
Le dialogue est "l'option préférée" pour résoudre la crise au Mali mais doit avoir des résultats "assez vite", avait insisté M. Djinnit après son entretien avec le président Compaoré, médiateur pour la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).
Dimanche, à Abuja, les chefs d'Etat ouest-africains s'étaient mis d'accord sur l'envoi au Mali d'une force de 3.300 soldats afin de reconquérir le nord du pays, occupé depuis avril. Ce plan doit être transmis à l'ONU avant la fin novembre, via l'Union africaine, qui l'a approuvé mardi.
Tout en maintenant ouverte la négociation, les dirigeants africains l'ont limitée aux groupes armés non liés au "terrorisme" et reconnaissant l'intégrité du territoire malien et le caractère laïc de l'Etat.
Le président burkinabè a engagé des discussions avec Ansar Dine et avec le MNLA, deux mouvements qui ont actuellement des représentants à Ouagadougou.
Avant la réunion d'Abuja, Ansar Dine avait donné des gages en appelant depuis Ouagadougou les autres groupes armés et le gouvernement malien au dialogue, et en proclamant son rejet du "terrorisme".
AFP |
  Rubrique: News Afrique  date: 15-Nov-2012 à 12:30:41  Partager:   :  |
|
|
|
The Nun'S copyright -- design by Nun'S