
CONAKRY-72 heures après l'assassinat de la directrice nationale du trésor public, Mme Aissatou Boiro, l'opposition guinéenne vient de réagir! Elle craint l'existence d'un "commando de la mort" et invite les autorités guinéennes à prendre des mesures pour éviter "une descente aux enfers" dans le pays...
Aboubacar Sylla de l'Union des forces du changement (UFC)
« La Guinée a franchi d’un cran le problème de l’insécurité dans le pays. On n’avait jamais connu des règlements de compte de tel genre. Notre pays est devenu un pays où des gens peuvent régler des comptes en envoyant des barbouses ou en envoyant des gens pour exécuter sommairement des personnes. On n’avait jamais connu ça dans le passé. Même au pire moment du CNDD (conseil national pour la démocratie et le développement, ancienne junte au pouvoir), vraiment les choses ne se passaient pas de cette façon. Tous les jours que Dieu fait il y a des gens qui meurent dans les mêmes conditions que cette dame. Il y a des gens qu’on part chercher dans leur domicile la journée. Notre pays est en train d’enregistrer une vraie descente aux enfers dans le domaine de l’insécurité. Il faut qu’on refuse cela sinon personne ne sera à l’abri. Il y a une mafia qui est en train de se constituer dans ce pays dû au laisser-aller, dû au petit copinage et à l’incapacité de nos dirigeants qui fait qu’aujourd’hui notre pays est vraiment au bord du gouffre. Il faut que nous nous y mettions tous pour arrêter cette descente aux enfers. »
Fodé Oussou Fofana, vice président de l'Union des forces démocratiques de guinée (UFDG)

« La directrice nationale du trésor public a été assassinée à 21 heures. En ce moment Conakry ne dors pas. C’est inquiétant. Le jour où cette dame a été assassinée, je pensais que la sécurité allait être renforcée à Conakry pour qu’on puisse retrouver les assassins. Mais jusqu’à 23 heures on n’a pas pris des dispositions. C’est inquiétant parce qu’aujourd’hui, je suis convaincu il y a ce qu’on appelle le commando de la mort. Cette dame a été assassinée, demain ça peut être les acteurs politiques. Je ne parlerais pas de ce que nous recevons comme courriers par mails comme menace. Ainsi que des appels anonymes que nous recevons en nous menaçant de mort. Il ya comme ça trois depuis qu’elle a été tuée. Mais personne ne sait qui l’a tué. (…) on va faire des funérailles nationales pour elle, mais elle ne sera plus là ! Rien ne rassure aujourd’hui qu’en marchant je ne serai pas abattu moi aussi. Nous sommes dans une situation très grave, c’est effrayant. Je ne me sens plus en sécurité dans ce pays là . Je ne peux pas comprendre qu’après 72 heures les assassins de Madame Boiro continuent de courir, ils ne sont pas retrouvés. On ne connait pas le nombre de gendarme et de policiers que nous avons dans ce pays-là . Je ne plus ici en sécurité, si quelque chose m’arrive, je tiendrais le gouvernement du Pr Alpha Condé pour responsable. »
Une synthèse de Boubacar 1 Diallo
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: A vous la parole  date: 12-Nov-2012 ŕ 17:07:23  Partager:   :  |