Detail de la News

Mort du colonel Aidor BAH : Sa famille parle d’un « empoisonnement »…





CONAKRY- Quelle a été l’origine du décès du Colonel Abdoulaye « Aidor » Bah ? Sa famille estime qu’il a été empoisonné après son arrestation.

Joint au téléphone par notre rédaction, un des petits fils d’Aidor qui a requis l’anonymat a chargé l’actuel Secrétaire à la présidence chargé de la lutte antidrogue et du crime organisé, le colonel Moussa Thiegboro Camara d’avoir extorqué 40 millions de francs guinéens des mains de son père lors de son arrestation. Il a également révélé que son défunt père a été empoisonné. Tout de même des informations qui restent à vérifier.

Selon lui : « Notre papa nous a toujours dit qu’il a été empoisonné, on l’a injecté. Il vomissait quelque chose de noirâtre. Quand on l’a arrêté en circulation, le colonel Thiegboro (ndlr secrétaire chargé de la lutte antidrogue et du crime organisé à la présidence) a retiré de sa main, l’équivalent de quarante millions de francs guinéens. Il est décédé dans mes mains, il m’a tout expliqué, il m’a dit qu’il ne pouvait pas s’en sortir, qu’il est déçu de l’armée guinéenne. Et de réclamer l’argent des mains de Thiegboro (…) J’ai même appelé son médecin Dr Issagha, hier (dimanche dernier, Ndlr à Ignace Deenn, lui aussi n’a rien fait. On s’en remet à Dieu. Je précise que pour les 40 millions, ils se trouvent dans sa déposition. Son avocat l’a confirmé » a-t-il expliqué.

Notre interlocuteur nous a indiqué qu’ils étaient déjà au cimetière pour les obsèques « Nous sommes à Wanindara pour les obsèques de mon père, nous n’avons eu aucune assistance des autorités militaires et civiles » a-t-il dit.

Membre du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD, ancienne junte au pouvoir), le Colonel Abdoulaye Aidor Bah était proche de l'ancien président de la transition, Général Sékouba Konaté. Il était en détention avec plusieurs officiers de l'armée depuis juillet 2011, suite à l'attaque contre la résidence du président Condé.

Pour l'instant, aucune date n'a été fixée pour le procès de ces accusés. Récemment , un avocat de la défense a dénoncé les conditions de détentions "dégradantes" dans lesquelles vivent les accusés depuis près de deux ans. De son côté, le chargé de communication du ministère de la justice garde des sceaux, Me Ibrahima Béavogui a reconnu ce constat alarmant des prisons guinéennes tout en invitant le gouvernement à agir.

« En Guinée nous n’avons pas de bonnes prisons. Nul ne peut vivre dans les prisons guinéennes même s’il n’y a pas de tortures infligées. Le simple fait d’être dans les prisons guinéennes est risqué. Il y a toutes sortes de maladies dedans. C’est une prison qui est construite depuis l’époque coloniale pour une population carcérale qui ne dépassait pas mille prisonniers. Donc il faut que l’Etat donne les moyens à la justice pour qu’on ait des maisons d’arrêt qui répondent aux normes internationales », a déclaré Me Béavogui dans un entretien accordé à notre rédaction.

Nous y reviendrons.

Diallo Boubacar 1
Pour Africaguinee.com



  Rubrique: Dossier du Jour  date: 06-Nov-2012 ŕ 18:37:45  Partager:   :

The Nun'S copyright -- design by Nun'S