[IMG1]A Villejuif, ils étaient près d'une centaine mardi, la plupart originaires d'Afrique de l'Ouest, a être allés réclamer leur régularisation. Il s'agit de quelque 300 employés, soutenus par le syndicat CGT et par l'association « Droits Devants ! ». Ils ont un contrat de travail, mais ont été embauchés avec de faux papiers. Ils demandent donc leur régularisation. Camara Cekuma, Ivoirien, travaille dans une entreprise de nettoyage en France depuis trois ans et six mois. « On est en grève et on a décidé, avec quelques collègues, d'aller jusqu'au bout pour obtenir les papiers ».
Souvent, les patrons ferment les yeux sur la situation de leurs employés. Une attitude dénoncée par le Malien Diakite Amadel, délégué syndical dans l'entreprise Paris Store et régularisé depuis près d'un an. « Un Traoré ne peut pas devenir un Koulibali. On a plein de preuves qu'ils montrent deux ou trois noms différents. Les patrons savent bien qu'on est des sans-papiers et qu'on bosse.»
D'un autre côté, certains employeurs licencient leurs salariés quand ils s'aperçoivent de leur situation. Ce fut le cas de Konte Cekili, employé dans la voirie pendant sept ans. « On travaille, on cotise comme tout le monde, et on se retrouve licencié sans aucun droit, sans rien. Cela fait près de onze mois que je ne travaille plus. Comment je fais pour manger ?»
On considère qu'aujourd'hui, en France, une grande majorité des centaines de milliers de personnes en situation irrégulière occupent un emploi.
Africaguinee.com
Source:RFI |
  Rubrique: Diaspora Guinéenne  date: 16-Apr-2008 à 12:27:46  Partager:   :  |