
LA HAYE-La Cour pénale internationale (CPI) a rejeté vendredi en appel la demande de mise en liberté provisoire de l’ancien président ivoirien Laurent Gbabgo, soupçonné de crimes contre l’humanité. «Il est approprié de confirmer la décision contestée car elle n’a été affectée d’aucune erreur», a déclaré la juge Sanji Mmasenono Monageng au cours d’une audience publique devant la CPI, qui siège à La Haye.
La défense avait déposé le 1er mai une requête demandant la libération provisoire de Laurent Gbagbo, 67 ans, assurant notamment que cela lui permettrait de «récupérer physiquement et moralement, ce qui lui permettra d'être en forme pour participer à la procédure judiciaire». La défense affirmait également que Laurent Gbagbo, écroué à La Haye depuis novembre 2011, n’avait pas les moyens financiers de prendre la fuite, ses avoirs ayant été gelés.
Ces arguments avaient été réfutés en juillet par les juges et la défense avait interjeté appel. La juge Sanji Mmasenono Monageng a de nouveau réfuté ces arguments vendredi, indiquant notamment que la CPI avait reçu des preuves montrant que des avoirs de Laurent Gbagbo ou de sa femme n’avaient pas été gelés.
Premier ex-chef d’Etat remis à la CPI, Laurent Gbagbo est soupçonné par la CPI d'être «co-auteur indirect» de crimes contre l’humanité commis pendant les violences post-électorales de 2010-2011. Son refus de céder le pouvoir à son rival élu, l’actuel président Alassane Ouattara, avait plongé le pays dans une crise qui avait fait 3 000 morts.
Initialement prévue le 18 juin puis reprogrammée au 13 août, l’audience de confirmation des charges pesant contre l’ancien président ivoirien, préalable à la tenue d’un éventuel procès, a été reportée sine die dans l’attente d’une évaluation médicale.
AFP |
  Rubrique: News Afrique  date: 27-Oct-2012 ŕ 08:16:14  Partager:   :  |