
CONAKRY- L’opposition guinéenne réunie au sein du collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition continue à mettre la pression sur le pouvoir du président Alpha Condé.
Lors d’une conférence de presse animée ce matin, ces deux blocs politiques ont rappelé leurs deux autres revendications, outre la recomposition paritaire de la commission électorale nationale indépendante(CENI).
« Nous tenons absolument à ce que dans le cadre de ces revendications qu’un appel d’offres soit lancé pour qu’un opérateur technique soit recruté en toute transparence conformément aux dispositions du code des marchés publics. L’opérateur actuel a montré ses limites. Le vote des guinéens de l’extérieur aussi est un impératif pour la tenue des élections législatives » a souligné Aboubacar Sylla.
Selon le leader de l’Union des Forces du Changement, porte-parole de l’ADP et le Collectif, la recomposition paritaire de la CENI n’a permis de faire aucune avancée .
« C’est à se demander si l’objectif est de nous sortir de cette crise pour aller à des élections ou au contraire créer des situations permanentes de manière à justifier un report indéfini des élections législatives. » s’est interrogé M. Sylla.
Puis d’ajouter que « la liste qu’ils ont déposé au ministère de l’administration du territoire sur laquelle figure les dix représentants de l’opposition telle que prévue par la loi 016 ».
« Nous n’accepterons pas qu’une nouvelle fois que cette liste soit modifiée ou tronquée, et encore moins occultée. Les manœuvres du ministre de l’Administration du territoire ne seront pas acceptées par l’ADP et le collectif » a-t-il martelé.
A en croire aux propos du leader de l’UFC, cette nouvelle crise est fabriquée de toute pièce par les autorités pour essayer d’exclure l’ADP et le collectif de la future CENI.
« Si cette recomposition paritaire devait être une recomposition mort-née, nous n’aurons pas d’autres choix que de recommencer les manifestations pour lesquelles nous étions engagées jusqu’à ce que ces revendications soient prises en compte. Nous seront obligés conformément aux dispositions légales. Dans les jours à venir nous allons délivrer un agenda ou un chronogramme de nos manifestations » a-t-il asséné.
Le porte parole du collectif et de l’ADP n’a pas manqué de flétrir le comportement du ministre de l’administration du territoire qu’il accuse de semer la confusion dans ses différentes interventions, en tenant des propos provocateurs et va-t-en-guerre.
« Malgré cette situation de crise qui perdure, il y a aujourd’hui aucun cadre de concertation entre le pouvoir et l’opposition. Le pouvoir ne trouve aucun intérêt à organiser un dialogue pour qu’il y ait un déblocage politique du processus (…) il voudrait faire porter à l’opposition la responsabilité du blocage du processus électoral, car le pouvoir sait que si un dialogue serein est organisé, il sera obligé d’accepter nos revendications. Mais nous n’accepterons pas. Le pouvoir sait qu’il est à nu aujourd’hui, parce qu’il a perdu tous ses alliés. Il a envie de se donner le temps pour améliorer son électorat pour organiser une fraude massive… » A-t-il fustigé.
Le collectif et l’ADP souhaitent qu’avant que la nouvelle CENI ne commence à travailler, qu’un accord politique soit trouvé quant au principe du choix d’un nouvel opérateur technique.
« Nous n’accepterons pas que le principe du choix d’un nouvel opérateur soit laissé à la CENI, d’autant qu’il n’y a pas une parité au sein de cette CENI » a laissé entendre Aboubacar Sylla.
Nous y reviendrons.
Diallo Boubacar 1
Pour AFRICAGUIEE.COM
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  Rubrique: Politique  date: 24-Oct-2012 ŕ 18:48:55  Partager:   :  |