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Journée internationale de la fille: Le Projet Faisons Ensemble/USAID œuvre pour le respect des droit





CONAKRY-Une initiative du Projet Faisons Ensemble sur financement de l’USAID Guinée en collaboration avec les Conseils Régionaux des Organisations de la Société Civile a permis de célébrer le 11 Octobre dernier la journée internationale de la fille dans les villes de Nzérékoré, Faranah, Kissidougou, Dabola, Dinguiraye et Kankan. Elle a réuni outre les filles des différents établissements scolaires et professionnels, l’ensemble des acteurs de l’administration et de la société civile. L’occasion a été mise à profit pour mener des actions de plaidoyer en faveur de la fille.

A Nzérékoré, environ 1200 filles venant de 17 établissements du primaire, collège et lycée et un établissement professionnel de santé ont défilés de la place des martyres au centre de formation professionnel de la capitale forestière. Plusieurs activités culturelles ont été organisées et mise à profit par les filles pour véhiculer des messages de sensibilisation et de plaidoyer. La porte-parole des filles dans son plaidoyer a demandé aux autorités : de redynamiser le fonctionnement des centres NAFA dans toutes les Communes Urbaines et Rurales de la Région qui sont déjà équipés par les partenaires financiers afin de faciliter l’insertion des filles non scolarisées. De vulgariser et appliquer des textes de lois relatives aux mariages précoces et forcés pour la protection et la promotion de la fille. De prendre en compte des préoccupations de la fille dans les fonds alloués aux femmes par le Chef de l’Etat. De renforcer les capacités des CECOJE sur la diffusion des messages sur les mariages précoces et forcés. D’alphabétiser les filles apprenantes de métiers. De former des filles sur l’esprit d’entreprise.

Le Gouverneur de région a dans son discours d’ouverture, invité tous les partenaires à l’image de l’USAID à travers le Projet Faisons Ensemble de veiller à la reconnaissance de la date du 11 octobre de chaque année comme journée nationale des filles afin que leurs droits les plus élémentaires soient pris en compte.

Dans la région de Faranah, la célébration de cette journée a été décentralisée dans chacune des 4 préfectures. Des manifestations culturelles ont été organisées pour dénoncer avec humour les mauvaises pratiques dont les filles sont victimes. Des conférences débats sur la scolarisation et le maintien de la fille, les droits des enfants et les impacts de certaines pratiques ont été animées. Invite a été faite aux parents, aux encadreurs et aux autorités afin de promouvoir l’alphabétisation des filles et de créer des centres d’apprentissage de petits métiers pour les déscolarisés et non scolarisés. En marge des festivités, une campagne de dépistage volontaire du VIH/SIDA a été organisée sous la direction de l’Inspection Régionale de l’Education.

A Kankan aussi, les festivités ont eu lieu en différé le 18 octobre 2012. A cette occasion, plus de 200 filles représentantes de cinq organisations de jeunes filles, six lycées et deux Universités ont répondu à l’appel et ont participé activement à un carnaval depuis la place des martyrs jusqu’à la devanture de la salle polyvalente (Ho- chi- min). Les messages suivants se lisaient sur leurs tee-shirts : « Tenons nos engagements en protégeant les filles contre les violences. Jeune fille d’aujourd’hui, mère de demain. Respecter nos droits pour un meilleur avenir ». Après l’ouverture des travaux, ce fut la communication sur trois thèmes à savoir : la problématique de l’emploi de la fille, Les violences faites aux filles et Le Droit à la succession. Ce dernier thème animé par un Imam a été bien apprécié par les participantes. Il a fait comprendre que nulle part dans la religion musulmane, encore moins dans le code civil guinéen, il est écrit que les filles ne sont pas héritières de leurs parents. Il a invité les participantes à servir de canaux pour transmettre ces messages à leur paire pour que cette discrimination puisse prendre fin dans les familles.




Partout, les filles ont véhiculé des messages forts sur leur situation. Elles ont invité les différents acteurs à tous les niveaux d’œuvrer pour le respect de leurs droits fondamentaux. A noter que cette journée célébrée pour la première fois en Guinée et dans le monde a été déclaré par les Nations Unies pour encourager le respect des droits fondamentaux des filles dans la société.

Source: Projet "Faisons Ensemble"

  Rubrique: Publireportage  date: 24-Oct-2012 ŕ 18:41:05  Partager:   :

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