
CONAKRY- L'Union pour le Progrès de la Guinée (UPG) de l’ancien premier ministre Jean Marie Doré vient d’interpeller le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation qui, selon lui, doit organiser une concertation entre toutes les formations politiques se réclamant de l’opposition afin de trouver un consensus pour le choix de leurs représentants au sein de la future commission électorale nationale indépendante(CENI), a constaté Africaguinee.com.
« Nous pensons que le fait même de recevoir plusieurs listes, le ministre (Alhassane Condé, Ndlr) devait être en mesure, puisque c’est lui qui gère les partis, de les mettre ensemble, parce que s’il dit aux partis politiques de se retrouver pour envoyer dix noms, alors qu’il y a le multipartisme intégral, et aussi il y a certains partis qui se réclament de l’opposition alors qu’ils sont plus proches de la mouvance. Cela crée tout un problème. Aujourd’hui, ces partis là n’ont pas une seule direction pour dire qu’ils vont se retrouver au sein d’une concertation qui sera organisée par l’opposition. Il revient au ministre de réunir tous les partis de l’opposition pour trouver le consensus. Mais rejeter la balle sur eux, nous resterons toujours sans une liste consensuelle parce que ces partis n’ont pas un cadre de concertation où ils se retrouvent pour se concerter et délibérer sur les questions politiques» a expliqué le secrétaire chargé des questions électorales de l’Union pour le Progrès de la Guinée, Jacques Gbonimy.
Selon lui, Il ne revient pas à Alhassane Condé de partager les dix postes réservés à l’opposition. Parce que dit-il, "il n’a pas le droit de sélectionner sur les 37 noms qu’il a reçus pour prendre les 10". Il s’agit, poursuit-il, de favoriser une concertation entre les différentes tendances de l’opposition car, « vous trouverez deux ou trois groupes du centre, ou deux ou trois qui se réclament de l’opposition. Mais tous ces partis là n’ont pas un cadre de concertation » a-t-il avancé.
S’exprimant sur les accusations du ministre Alhassane Condé qui a estimé que c’est l’opposition qui retarde le processus électoral, M gbonimy dira que « C’est une responsabilité partagée entre tous les acteurs sociopolitiques. Ce n’est pas seulement l’opposition. Parce que la loi a été votée par le CNT (Conseil National de la Transition, Ndlr) en ne prenant en compte que la mouvance et l’opposition dans le cadre de la recomposition, alors que le ministère de l’administration a toujours écrit et au centre et à l’opposition. »
« Il revient aujourd’hui au gouvernement de prendre ses responsabilités, et ne pas rejeter la balle à l’opposition seulement. Je pense que c’est une responsabilité partagée, on ne peut pas accuser l’opposition de vouloir retarder le processus. Et lui qui gère les affaires politiques en tant que ministre de l’administration du territoire, qu’est ce qu’il est en train de faire pour que le processus soit accélérer ?» s’est intéressé le secrétaire chargé des questions électorales de l’UPG.
Quant au courrier adressé au CNT et au président de la république, il a signalé que « Nous sommes toujours à l’attente, les réclamations restent vaines d’abord. »
Nous y reviendrons.
Boubacar 1 DIALLO
Pour AFRICAGUINEE.COM
|
  Rubrique: Politique  date: 20-Oct-2012 ŕ 22:04:41  Partager:   :  |